dimanche 28 octobre 2007

Un dimanche pèpère

Aujourd'hui il fait beau, c'est donc jour de balade (et accessoirement de lessive, et oui, encore). Au programme de la journée, la vieille ville de Nara, appelée Naramachi, et les illuminations des principaux monuments de la ville. Avant de penetrer dans Naramachi, Carine et moi faisons d'abord un détour par l'étang de Sarusawa sur lequel se reflete la pagode à 5 étages du Kôfuku-ji, deuxième plus haute pagode du Japon après celle du temple Tôji à Kyôto (là où se déroule tous les 21 un marché aux puces). Autre particularité de cet étang : des dizaines de tortues y ont élu domicile, ce qui fait la joie des enfants qui viennent le week end pour les nourrir.




L'étang est très prisé le week end pour les sorties en famille

Ensuite nous allons dans Naramachi, la vieille ville où se trouvent des machiya, des maisons en bois traditionnelles qui servaient autrefois de lieu de résidence et de lieu de travail aux marchands de la ville. Ces machiya paraissent au premier abord petites, mais elles sont en fait très étroites et très profondes. En effet, les taxes foncières étaient autrefois déterminées en fonction de la largeur de la façade, aussi, pour économiser, les marchands construisaient leur machiya tout en profondeur.


On peut visiter gratuitement une des ces machiya qui a été restaurée pour l'occasion. La première pièce donnant sur la rue servait de boutique à proprement parler, les autres pièces étaient plutôt des pièces à vivre ou des pièces de stockage. Un petit jardin servait de jonction entre les différentes parties de la maison.


Façade donnant sur la rue ...


... et vue de l'intérieur sur la rue


Vue de la pièce de stockage sur le jardin intérieur


Les pièces se suivent à la queue leu leu

Autre particularité de Naramachi, les nombreux Kôshin no migawari-zaru que l'on peut trouver accrochés aux portes des édifices. Ces talismans éloignent le mauvais sort d'après une croyance bouddhiste. En effet, d'après le calendrier sexagesimal chinois, il y a des années, des jours et même des heures néfastes. Tous les soixante jours, les trois vers qui habitent le corps des hommes montent au ciel rapporter les pêchés des hommes aux dieux. Kôshin est un dieu qui protège ceux qui devraient être punis, et ses messagers, des singes, reçoivent la punition à la place des hommes (migawari-zaru veut dire littéralement "les singes qui se sacrifient à la place de").On place un traditionnellement un de ces talismans par personne vivant dans la maison.



Il commence à faire nuit, c'est le moment de profiter des derniers jours d'illuminations de la ville (du premier juillet au 31 octobre). Par chance la nuit tombe très vite au Japon, on n'a donc pas longtemps à attendre. Retour vers l'étang de Sarusawa pour admirer la pagode du Kôfuku-ji et les saules pleureur se refleter dans l'eau.




Puis direction un autre étang, l'étang de Sagi (étang du héron) sur lequel repose un kiosque sur l'eau, le Ukimidô.


Enfin nous nous rendons au Tôdaiji, là où se trouve le Grand Bouddha de Nara. L'entrée est protégée par les Nio, deux gardiens qui auraient voyagé avec Bouddha pour le protéger. On les retrouve à l'entrée de beaucoup de temples au Japon.


Le mon (porte) où se trouvent les deux Nio


Agyo, qui a la bouche ouverte ...


... et Ungyo, qui a la bouche fermée


Le Tôdaiji et son reflet dans l'étang


Le pavillon où repose le Grand Bouddha

C'est tout pour aujourd'hui !

samedi 27 octobre 2007

30 millions d'amis

Aujourd'hui le temps joue au yoyo, un coup c'est le déluge, un coup on aperçoit le ciel bleu pendant 8 minutes, un coup il pluviote, bref, le beau temps annoncé par la météo n'est pas vraiment de la partie. Pour la peine je vais recycler des photos et vous parler d'une des spécificités de la ville de Nara, j'ai nommé les daims.








"Viens là que je te fasse des mamours"

Nara bénéficie d'un parc assez vaste dans lequel gambadent nonchalemment des centaines de daims peu farouches.


Daim se reposant sur le terre plein central au milieu de la circulation


Rien ne les perturbe


"Y'a pas de raison que les gens fassent l'aumone au moine et pas à moi"

Habituées à l'homme, ces bêbête qu'on pourrait aussi qualifier de ventres sur pattes harcèlent sans arrêt les promeneurs pour qu'on daigne leur donner à manger.


"Dis, t'as un truc à manger ?"


"C'est quoi un appareil photo ? Ca se mange ?"

En effet, des stands de senbei (petites galettes de riz soufflé) pululent dans le parc. Mais attention, ce sont des senbei pour les daims. Pour la modique somme de 150 yens, vous aurez donc la joie de pouvoir nourrir ces bestioles qui ne vous lacheront plus car elles en veulent toujours plus !


La vendeuse de senbei est assaillie par les daims


"On a faim !"


"C'est bien gentil les senbei mais ça donne soif"

En témoignent les daims qui ont poursuivi cette pauvre grand mère qui venait de les nourrir, et qui, pour vérifier si elle ne cachait pas de la nourriture sur elle, ont commencé à manger ses vêtements.


Dans la série les daims mangent n'importe quoi ... La barrière ...


... Et le plan touristique !

Le problème c'est que maintenant les daims sont habitués à ce qu'on leur donne à manger, du coup il ne prenne plus la peine de chercher à se nourrir par eux mêmes et l'hiver venu et les touristes partis, les daims sont incapables de se débrouiller tout seuls.


Deux touristes, un corbeau, et des dizaines de daims !

En octobre, c'est la saison des amours, les mâles se battent pour les femelles, et le gagnant a le droit de courir après toutes ces femelles pour leur lêcher les fesses puis leur monter dessus. Les femelles n'appréciant visiblement ni l'un ni l'autre s'enfuient dès qu'un mâle les approche un peu trop, au grand dam de monsieur daim qui aurait bien voulu conclure son affaire.


Baston !

C'est aussi à cette période que l'on coupe les bois un peu trop grands des daims, pour ne pas qu'ils se blessent entre eux (et pour ne pas qu'ils blessent aussi les touristes à mon avis, il est d'ailleurs déconseillé de trop approcher les mâles à cette période de l'année). Cette pratique se déroule traditionnellement le premier week end d'octobre et attire des milliers de japonais curieux de voir des daims se faire courser.


"Puisque c'est comme ça je boude"

Du coup bon nombre de mâles ont perdu les attributs de leur virilité, ce qui ne les empêche pas de se battre comme s'ils avaient encore des bois (ce qui donne lieu à des combats assez ridicules, il faut bien l'avouer).


"Y'a à manger par là ?"


Ce daim n'est pas à vendre


"Mais où tu mets ta tête toi ?"

vendredi 26 octobre 2007

La pluie qui fait sécher

Oui je suis trop en forme pour les supers jeux de mots


Au Japon, la pluie est magique. Elle fait sécher non pas le linge mais les cours. Depuis ce matin on se tape des pluies d'orage énormes à tel point que mon balcon, pourtant protégé de la pluie en temps normal, est trempé. Je venais tout juste de m'installer dans la salle de cours quand une femme est venue accrocher un panneau nous prévenant qu'à cause des fortes pluies les 4èmes et 5èmes cours n'auraient pas lieu. Et là je me suis dit que le fait qu'il y ait que 5 élèves dans la classe alors que d'ordinaire ce cours est très populaire aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Je me retrouve donc obligée de sécher alors que j'aime ces cours, ce sont ceux que je comprends le mieux en japonais, et ils sont super intéressants. Et la semaine prochaine il me semble qu'il n'y a pas cours vendredi. Pourquoi les cours ne sautent pas le lundi ou le mardi, hein ?


Devant la fac c'est la valse des parapluies

Du coup ça me déprime un peu, et je me dis que ça serait trop une bonne idée de trouver un joli point de vue sur la montagne sous la brume pour faire une jolie photo (j'ai toujours de supers bonnes idées). Donc je marche sous une pluie battante dans des petites rues vers un coin plus dégagé où il n'y aura pas d'affreux buildings. Le problème c'est qu'à force de s'approcher, je me retrouve presque au pied de la montagne (ben oui je pensais pas que les maisons iraient jusque là) donc au final je ne vois rien, et en plus il y a toujours des bâtiments. Je n'ai plus qu'à rentrer à la fac complétement trempée. D'ailleurs je prends note pour la prochaine fois : penser à acheter un parapluie plus grand. Oui c'est sûr, le parapluie que m'a légué l'ancienne locataire est bien utile, mais en plus d'être petit, il est ROSE. Et ça, c'est vraiment pas cool. Même les japonaises, super adeptes du rose parce que c'est mignon, n'ont pas de parapluies roses, c'est dire.

En tout cas, ça promet pour la saison des pluies ...

Ajout de dernière minute : A l'instant où j'écris ces lignes la pluie vient juste de se calmer et le temps s'éclairci. Ils seraient pas un peu alarmistes les japonais ?
Ah et les commentaires ont l'air de marcher pour de bon.

mercredi 24 octobre 2007

Sadô maso

Aujourd'hui je participais à ma deuxième cérémonie du thé. L'an passé j'y avais déja eu droit, enfin quand je dis participer, c'est un bien grand mot puisque je m'étais contentée de boire du thé, de manger des gâteaux et de répéter bêtement les politesses d'usage lors de cette cérémonie. Aujourd'hui c'était un peu différent car il s'agissait plus d'un cours pour les étrangers sur la cérémonie du thé. Alors bien sûr j'ai bu du thé et mangé un gâteau (et j'ai été polie avec la dame) mais j'ai aussi appris comment faire certains des nombreux gestes ultra précis. Oui parce qu'il faut le dire, la cérémonie du thé, c'est une activité de maniaques ! Il y a mille et un gestes à connaitre pour bien servir le thé, bien le donner aux invités, bien le boire, pour bien nettoyer les instruments, ... J'ai donc été initiée à l'art de plier le fukusa, petit carré de tissu, afin de l'utiliser pour bien nettoyer le natsume, la boite à thé. Et bien sûr j'ai dû réapprendre à boire le thé (oui parce que c'est tout un art) Déja pendant que l'hôte prépare le thé, on mange le gâteau. Mais pas n'importe quel gateau, un truc super beau que t'as même pas envie de le manger tellement c'est joli. Vu qu'on est en automne et que les japonais aiment la nourriture de saison, les 4 sortes de gâteaux rappelaient l'automne et ses feuilles qui rougissent (sauf que là c'est raté, ça veut pas rougir). On avait donc au choix un gâteau en forme de chataigne, un en forme de fleur de chrysantheme, un en forme de feuille d'érable rougie et un en forme de boule qui rappelait avec beaucoup de poésie la montagne couverte par une forêt aux multiples teintes automnales. Les gâteaux ayant tous l'air mous à part la châtaigne, je me suis décidée à prendre celui ci en me disant "au moins je me ridiculiserai pas en galérant à le prendre avec les baguettes". Et en effet, c'est ce qui est arrivé à celles qui ont pris les autres types de gâteaux. Le problème c'est que j'ignorais qu'il fallait couper le gâteau en 4 avec une espèce de cure dent géant, du coup j'en ai fait de la charpie et je me suis bien collé la honte. Ca m'apprendra à vouloir faire la maline.

Vient ensuite le moment de la dégustation du thé. Alors là c'est tout un protocole de taré. L'hôte vous amène le bol disposé d'une façon bien précise, il faut prendre ce bol de la main droite, le poser à sa droite et demander à la personne à côté si elle n'en veut plus (évidemment elle dit non, j'aimerais bien voir la tête de la prof si quelqu'un disait "ah si j'en reveux bien"). Puis on pose le bol à sa gauche et on s'excuse de boire avant la personne qui se trouve, je vous le donne en mille, à gauche. Bien sûr on remercie aussi l'hôte de nous avoir préparé le thé. "Ah enfin je vais pouvoir gouter à ce foutu thé" se dit on. Que neni, il faut le mériter. On prend le bol de la main droite pour le poser sur la main gauche à hauteur de la poitrine, on fait tourner le bol deux fois dans le sens des aiguilles d'une montre pour bien placer le motif sur le bol, et on boit en trois gorgées le thé qui est bien souvent super brûlant. Et pour finir on aspire les quelques gouttes restantes avec un bruit très disgracieux, ce qui m'étonne beaucoup pour cette cérémonie où tout doit être fait de façon la plus gracieuse possible. Après, on essuie les petites gouttes sur le rebord du bol, on le tourne deux fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, on le pose et on admire le bol (nan ça a l'air ridicule dit comme ça mais ils sont super jolis). Puis on reprend le bol dans ses mains et on le refait tourner dans l'autre sens (deux fois pour ceux qui suivent pas) pour le présenter dans le bon sens à l'hôte, sans oublier bien sûr de le remercier pour son délicieux thé préparé avec amour.

Bon alors déja tout ça c'est compliqué, alors imaginez quand il faut tout faire de A à Z, à savoir préparer le thé, nettoyer les ustensiles, ... Et encore, il y a aussi des gestes précis pour ouvrir les portes coulissantes, pour marcher dans la pièce, pour disposer les ustensiles dans la pièce, ... Bref, un truc de maniaques.

Ah j'ai oublié de vous parler de l'éventail. Oui parce qu'il y a aussi un éventail. Je m'imaginais déja des manipulations super compliquées avec, mais en fait, il ne sert strictement à rien. Pendant la cérémonie, on le place derrière soi, et quand on a fini on le remet devant. Voilà, c'est tout. Ca sert même pas à faire joli vu qu'il est au niveau des pieds. J'avoue que le but m'échappe.

Certains se demanderont peut être la signification du titre de cette note (et même si vous ne vous posez pas la question, je vais quand même vous expliquer). En japonais, la cérémonie du thé peut se dire "cha no yu" (l'eau chaude du thé, ils se sont vachement creusé la tête pour trouver le nom) ou encore "sadô" (voie du thé, ce qui fait tout de suite plus classe). Voilà pour le premier point. Maintenant venons en au maso qui permet de faire ce subtile et hilarant jeu de mot. Lors de la cérémonie du thé, on doit se tenir en pose "seiza" (la position juste) rebaptisée par mes soins "position de torture". Une image étant plus parlante qu'un long discours, je me suis permis de piquer une photo sur internet.


Elle a l'air sereine comme ça mais en fait elle souffre le martyre

Tout le poids du corps reposant sur les jambes, il arrive un moment où le sang n'arrive plus à circuler, on est alors pris de crampes affreuses. Et ce au bout de 10 minutes lorsqu'on n'est pas habitué. L'an passé j'ai du tenir pendant 40 minutes dans cette position, en essayant pendant quelques secondes de me relever légérement pour faire passer un peu de sang dans mes pauvres jambes qui ont déja du mal à être irriguées en temps normal. Et bien figurez vous qu'au moment de la délivrance j'ai été incapable de me lever, et qu'il m'a bien fallu une bonne heure pour réussir à marcher sans boiter. Conclusion, le seiza, c'est vraiment une saloperie. CQFD.

Et vous savez le pire dans tout ça ? C'est que je vais retourner à ce cours en décembre (bon faut dire, comme c'est un cours, on a le droit de se mettre dans une position plus confortable quand ce n'est pas à notre tour de boire le thé)











*** BONUS ***



J'ai enfin pu faire ma lessive, youpi !

lundi 22 octobre 2007

Lundi studieux ?

Tout d'abord je tiens à m'excuser pour la montagne de fautes d'orthographe dans la note précédente, pour je ne sais quelle raison j'ai eu un mal fou à l'écrire et je n'ai même pas eu le courage de corriger les fautes tellement il y en avait.

Maintenant je vais mettre fin à ce suspens insoutenable (comment ça je peux faire une croix sur mes rêves de carrière dans le thriller ?) Lundi matin, 10h40, cours de grammaire. J'ai déja préparé ce cours depuis la semaine précédente, j'ai fait tous les exos, mais la prof doit nous rendre une rédaction que l'on doit corriger pour jeudi, donc je suis obligée d'y aller. Bon en plus je suis notée sur ce cours, alors si je le sèche ça la fout mal. Si seulement j'avais été à Jussieu ... Bref je m'ennuie ferme à ce foutu cours, je prie pour que la prof finisse un peu plus tôt mais non, elle finit même un peu en retard ! Avec Carine on a quand même décidé de tenter le coup, on file direct sans passer par la case "manger" à la gare direction Kyôto. Le défilé allant du palais impérial au sanctuaire Heian (séparés par grosso modo 2/3 km) on décide d'aller se poster au sanctuaire histoire d'en voir un maximum. On flippe un peu, le train n'avance pas, on doit changer deux fois pour arriver sur place, on risque de ne voir que la dernière demie heure.

En sortant du métro on débouche sur une rue où circulent encore des véhicules, ouf le cortège n'est pas encore passé, on verra l'intégralité du défilé ! On réussit à se dégoter un endroit au bord de la route, on ne pousse pas jusqu'au sanctuaire qui a l'air d'etre assez loin, en plus on ne sait pas quand ils vont arriver et on craint une foule monstrueuse au niveau du sanctuaire. Mais avant de montrer à quoi tout celà ressemble, présentons brievement le festival. Le jidai matsuri a été créé en 1895, ce qui en fait un festival récent. Il figure néanmoins parmi les 3 gros festivals de Kyôto avec le Gion matsuri et le Aoi matsuri. Lors de ce festival, des centaines de japonais défilent en costumes d'époque, remontant du XIXème siècle au VIIIème siècle, présentant même certains passages clés de l'histoire japonaise. Etant donné que Carine et moi ne nous étions pas apercues que le défilé remontait dans le temps (même si on trouvait l'ordre un peu étrange, mais on s'est dit qu'on avait oublié le bon ordre) je ne pourrai vous expliquer ce que j'ai pris en photo. Pour la peine je mettrai des légendes on ne peut plus constructives (en plus lors du redimensionnage des photos le logiciel a tout mélangé alors les époques vont être pele mele)

Ah j'ai oublié de préciser que étant sur la fin du défilé, la plupart des figurants en avaient plein les pattes, certains souffraient le martyre avec leurs sandales en paille qui écorchent les "entre doigts de pieds", d'autres portaient des trucs super lourds, bref sur le visage de beaucoup on sentait une très grande lassitude entre deux sourires adressés à la foule.


"Tu vas voir, c'est marrant d'etre en costume d'époque qu'ils disaient"


"Ca doit être super pratique pour faire les poussières"


"Ils pourraient venir nous donner un coup de main les gars en blanc quand meme"


"Bon ok le cheval est fatigué, mais je vais quand même pas rentrer à pied ?"


"C'est quand qu'on arrive ? C'est lourd ce truc ..."


Et merde mon cours d'histoire de l'art, j'ai encore oublié d'y aller


"La prochaine fois elles se le traineront toutes seules leur char"


"Le saviez vous ? A l'époque les rideaux étaient très en vogue"


"C'est sûr, c'est pas lourd, mais ça fait plus de 2h qu'on est dans cette position"


"Le saviez vous ? Lors des guerres on mettait ses habits les plus colorés pour que l'ennemi vise mieux"


"Marre de ce costume qui gratte"


"Le saviez vous ? Pour occuper les femmes, on leur faisait faire des armures en scoubidous"


"Je me taperais bien un kebab"


"Pssst Roger, reveille toi"

"J'ai ptet l'air d'un con à porter un tabouret mais au moins c'est pas lourd"

"J'aurais mieux fait d'aller à l'école en fait"

"Eh les gars attendez moi"

"Pourquoi cette pétasse a une ombrelle avec porteur et pas moi ?"

Le cortège prend fin, on décide de le suivre pour aller jusqu'au sanctuaire histoire de voir à quoi il ressemble. On tourne au coin de la rue et là, surprise, le sanctuaire était juste à côté de nous. Et là je maudis tous ces foutus plans japonais qui sont faits dans une échelle étrange et qui vous font croire que le quartier fait 10 km de long alors qu'il n'en fait qu'une centaine de mètres.


"Courage les gars, on est presque arrivés"


Même s'il est en béton, ce torii a de la gueule


"Enfin arrivées, vite où sont les toilettes ?"


"Faites péter la bière et les gateaux apéro les gars !"

Le défilé ayant duré jusque 16h30 (n'importe quoi le site de la mairie de Kyôto ... 14h30 ...) il est trop tard pour faire d'autres visites, nous nous dirigeons néanmoins vers la grande rue commercante, Carine cherchant un livre en français. Dans la galerie commerçante, un petit sanctuaire est noyé sous la masse des néons.


Un marchand de lampions ? Mieux, un sanctuaire !




Un peu de verdure et on en oublierait presque qu'on est dans une galerie commercante


         

Bon et ma lessive je la fais quand moi, hein ?

dimanche 21 octobre 2007

I am a toilet

Dimanche, lever à 7h45. J'ai rendez vous à la gare à 8h40 devant le Starbucks Café (très populaire au Japon), le problème c'est que je ne l'ai jamais vu. Pourtant j'emprunte très souvent cette gare. Pensant donc qu'il est caché dans un recoin obscure de la gare, je pars plus tôt. En fait il n'est pas du tout caché, c'est juste que je n'avais jamais fait attention à lui. Il y aurait eu une librairie d'occasion à la place, pour sûr que je l'aurais repérée dès le premier jour ! Trois japonaises me rejoignent et nous partons pour Kyôto. Elles sont impressionnées par ma taille (il faut dire que deux d'entre elles font moins d'un mètre soixante) et par le fait qu'en France on apprenne deux langues étrangères à l'école. "Nous on apprend l'anglais pendant 10 ans mais on est incapables de comprendre, parler, lire ou même écrire" me confie l'une d'elle en riant. Arrivées à la gare de Tôji (le temple de l'est), nous retrouvons une chinoise et une autre japonaise. Il n'y a plus qu'à suivre la foule qui se rend au Tôji pour flâner entre les divers stands du Kôdô market, marché aux puces se tenant dans l'enceinte du temple tous les mois le 21 en hommage à Kûkai, le fondateur d'un courant bouddhiste, mort un 21.


Nous déambulons entre les stands de kimono, d'antiquités, de nourriture, ... avant de visiter le temple en lui même. En effet, ce temple est doté d'un nombre assez impressionnant de statues bouddhiques, et la pagode de 5 étages est la plus haute du Japon.


Des fausses maiko sont venues visiter le temple

Nous nous dirigeons ensuite vers le centre ville de Kyôto, là où se trouvent toutes les boutiques, pour retrouver notre dernière recrue, une mongole, pour aller manger dans un petit resto sympa et pas cher avant de se diriger vers la partie ancienne de la ville pour visiter la rue où se trouve l'école des apprenties geisha, les maiko. Nous avons même la chance de croiser 2 maiko, chose assez rare aux dires des japonaises qui m'accompagnent.



Cette fois c'est une vraie maiko


Ochaya (salle de thé) où officient les maiko


Dans la vieille ville on trouve beaucoup de ces mayoke (talisman) pour protéger les occupants des maladies

Nous allons ensuite au Gosho, là où se trouve le palais impérial (Kyôto, à l'époque appelée Heian, a succédé à Nara en tant que capitale jusqu'en 1868. L'enceinte du palais impérial est imposante et le toit des bâtiments que nous appercevons donnent vraiment envie de rentrer, mais c'est malheureusement fermé au public.


Laissez moi rentrer, promis je serai sage !


Du parc on a vue sur une des cinq montagnes sur laquelle est inscrit un kanji que l'on brûle lors de la fête des morts en Août

En passant nous assistons aux derniers préparatifs pour le Jidai matsuri (fête des époques), un des trois plus gros matsuri de Kyôto, qui doit se tenir le lendemain. C'est assez frustrant d'être là la veille, alors que le lendemain j'ai cours ...


Des tribunes à perte de vue ...

Nous avons deux heures à tuer, du coup les japonaises nous emmènent au musée du manga. Ils possèdent une collection impressionnante de mangas, des premières éditions introuvables aux mangas sortis récemment. En fait, ce musée ressemble plus à une bibliothèque géante qu'à un musée, très peu d'explications y étant données. Des tas de japonais sont debout dans les couloirs, ou assis dans les escaliers, à lire, ce qui renforce cette impression de bibliothèque. Quelques dessinateurs sont là pour montrer leur travail.


Un des nombreux couloir-bibliothèque

Dehors, dans le parc, des dizaines de japonais déambulent en cosplay (costumes inspirés des héros de dessins animés, de mangas ou de jeux vidéos), se prenant les uns les autres en photo. Visiblement ce rassemblement ne doit être visible que le week end, les participants étant en grande partie des lycéennes.



Des photographes amateurs équipés comme des pros sont aussi de la partie

En repartant nous passons devant l'hotel de ville où des jeunes habillées comme dans les années 60 se dandinent sur du vieux rock japonais.

Puis nous traversons la Kamogawa d'où l'on a une vue imprenable sur les montagnes entourant la ville.

Enfin, nous nous rendons dans un Izakaya en banlieue de Kyôto pour clore notre journée bien remplie (et oui, encore un izakaya) où nous avons même droit à une salle privée.


L'entrée de l'izakaya


Si vous voyez cette boule sur un édifice, c'est bon signe, c'est qu'ils vendent ou fabriquent de l'alcool japonais


Un set de 3 alcools différents pour 3€ !

Après quelques verres, Akira commence à parler anglais. Elle veut me demander quel âge a mon copain et me lance un "how many ?". Tout le monde riant, elle se reprend et me dit "how much ?" Finalement elle laisse tomber, trop hilare pour trouver la bonne traduction. Puis, se dirigeant vers les toilettes, elle nous sort "I am a toilet". Cette phrase nous a achevées. Merci donc à Akira d'avoir illustré ce qu'elle me disait le matin même : les japonais sont des quiches en anglais (et encore je vous ai pas parlé de la prononciation à la japonaise tout en phonétique qu'à la fin ça ressemble plus à rien !)


Les filles nous préparent le dernier plat salé de la soirée

Nous rentrons ensuite chez nous, notre petit groupe se retrecissant au fil des stations. Je me retrouve à la fin seule avec Mayu qui habite à côté de la fac. Elle me confit qu'elle était très anxieuse ce matin parce qu'elle n'avait jamais parlé à une étrangère non asiatique et qu'elle appréhendais un peu mais qu'elle était ravie parce que ça s'était très bien passé. Qu'est ce que j'aurais du dire moi ! Je ne connaissais personne, Midori n'ayant finalement pas pu venir. Mais en effet ça s'est très bien passé, les organisatrices nous ont expliqué des tas de choses sur les lieux visités, et surtout nous nous sommes amusées. Un regret néanmoins, que le Jidai matsuri ait lieu en pleine semaine ... Le problème c'est que le défilé a lieu de 12h à 14h30 à en croire le site de la ville de Kyôto et que j'ai cours jusque 12h10, sachant qu'il faut une bonne heure et demie pour rejoindre le lieu du défilé de Nara. Est ce que ça vaut le coup, surtout que ça risque d'être bondé ... C'est avec ce casse tête insoluble que je m'endors.

samedi 20 octobre 2007

Mettons un peu de couleur dans ce blog

Toute heureuse d'enfin retrouver le net, je me suis couchée à 4h30 hier, du coup ce matin j'ai fait ma loque jusque 13h, oscillant entre somnolence et sommeil léger. Le problème c'est qu'au Japon le soleil se couche à 17h30 et que la luminosité n'est donc pas optimale pour les photos dans l'après midi. Ce qui explique que les nombreux photographes, amateurs ou professionnels, font les temples et les jardins le matin afin d'avoir la meilleure luminosité possible. Bon après vu que j'habite sur place je peux y retourner quand je veux, surtout que la saison du momiji (feuilles d'arbres qui rougissent) n'a pas encore vraiment commencé, on trouve certes quelques feuilles rougies, mais la plupart des érables ont encore des feuilles vert pétant et certains cerisiers, déboussolés par ce temps doux sont déja en fleurs.

Nous sommes quand même sorties avec Carine pour aller visiter le jardin d'Isui, à une dizaine de minutes de la fac. Nous étions pleines d'entrain quand notre attention fut attirée par un son familier que nous aimons toutes les deux, celui du taiko, tambour traditionnel très utilisé dans les matsuri, les festivals japonais.

Se tenait donc sur la place de la gare Kintestu un concert de taiko avec chorégraphie, le tout sur des musiques modernes qu'on n'aurait jamais pensé mélanger avec du taiko (je verrai pour essayer de mettre une vidéo la prochaine fois) Nous sommes donc restées pendant une quinzaine de minutes à regarder ces enfants jouer du taiko.

Puis nous nous sommes mises en route vers le jardin d'Isui, passant par le parc de Nara où se trouvent les fameux daims en liberté. Nous avons même eu la chance de croiser la route d'un héron, chose assez commune au Japon.

Nous sommes arrivées au jardin d'Isui, situé à côté du Tôdaiji, véritable petit bijou de verdure qui parait hors de la ville, en plein milieu des montagnes. Pourtant il est bien situé au coeur du centre touristique, juste à côté d'un parking pour cars touristiques. Les forêts entourant temples et sanctuaires sont souvent sacrées et appartiennent aux édifices, le jardin se situant juste à côté du Tôdaiji, il profite de cette écrin de verdure préservé.


Vue sur la montagne et le Tôdaiji




Ca commence à rougir, encore un peu de patience

Nous nous sommes ensuite dirigées vers le Tôdaiji pour aller au Nigatsudô, un temple situé en amont d'où on peut bénéficier d'un magnifique point de vue sur la ville.


Ce temple est visiblement prisé par les japonais lors du coucher de soleil vu le nombres de personnes attendant 17h30, l'appareil photo à la main.


LE super plan pour draguer


Alors que le soleil se couche, ils allument les lampions et les lanternes de pierre

Etant proches du coucher de soleil, nous avons décidé d'aller dans le petit salon de thé situé à côté du temple pour attendre et se réchauffer un peu car mine de rien, une fois le soleil dans sa phase descendante, il ne fait pas chaud, surtout avec ce petit vent du nord que nous avons depuis 2 jours. J'ai donc inauguré mon premier salon de thé japonais.



Si si je vous jure c'était vachement bon

Au menu du Matcha (thé vert en poudre utilisé lors de la cérémonie du thé, que l'on fait mousser, d'où l'écume sur la photo) et du zenzai chaud (morceau de mochi, pate de riz pilée, trempant dans une soupe de haricots rouges sucrés) Ca peut paraitre assez étrange et pas forcément appetissant sur la photo mais c'était très bon et ça réchauffe bien quand on a pas pris de pull en pensant uniquement faire un petit tour au jardin (le gros problème du Japon, on ne fait jamais un tout petit tour, il y a toujours autre chose à voir)


Coucher de soleil sur le Tôdaiji assailli par les corbeaux

Après avoir vu une partie du coucher de soleil, étant toutes grelottantes, nous nous sommes résolues à rentrer, d'autant plus que nous devions faire les courses.


Lune et forêt de bambous

J'ai acheté tout un tas de légumes, du poulet et des soba (nouilles de sarasin) que j'ai fait revenir à la poèle pour faire des yakisoba (soba grillées accompagnées de sauce). C'était une première et je suis assez contente du résultat, même si la sauce en poudre fournie avec les soba ne vaut vraiment pas la véritable sauce liquide.

Voilà du coup il faisait nuit quand nous sommes rentrées, donc pas de photos du dortoir, et pas de lessive non plus. Demain, rendez vous à 8h40 à la gare Kintetsu pour aller à Kyôto, une ville que j'affectionne particulièrement et où je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller y faire un tour.

vendredi 19 octobre 2007

Résumé des épisodes précédents

Bon ça y est, le gentil réparateur est passé et j'ai Internet dans ma chambre. Fini l'affreux clavier japonais qui passe en un clin d'oeil en mode "je t'écris tout en japonais tu vas voir c'est marrant", fini le cyber café où on me met à chaque fois à l'entrée, fini les lamentations continuelles style "mais pourquoi tout le monde a Internet depuis 15 jours et pas moi". Et je vais enfin savoir si les réformes de notre cher président ont bloqué toute la France ou pas. J'ai beau avoir la "chance" de voir le JT de 20h de France 2 le midi traduit en direct sur une chaine japonaise, je dois dire que j'y comprends pas grand chose et qu'en plus à chaque fois je rate les gros titres, donc je me retrouve toujours avec les supers reportages du style "et pendant ce temps au festival artistique de bigorniaux les pins" ou alors "le dalai lama en vacances aux USA". Ceci dit Pujadas qui parle avec une voix de japonaise c'est super sexy, je vous raconte pas.

Bon ce qui est ballot c'est qu'hier il faisait un temps magnifique et que là il pleut comme vache qui pisse en Bretagne (c'est dire) et que j'attendais d'avoir Internet pour faire des photos de la fac, de ma chambre, ... Bon normalement demain il devrait faire à peu près beau (en tout cas j'espère parce que j'ai une lessive à faire. Oui je sais, ma vie est palpitante)

J'ai tellement à dire que je ne sais pas par quoi commencer ... Présentons déja les protagonistes :

- Midori, ma tutrice japonaise, étudiante en 4ème année d'histoire ancienne, spécialisée dans la Chine antique, elle a 23 ans et est fan de mangas (les mêmes que moi pour bien faire les choses), elle pratique le tir à l'arc japonais appelé Kyûdô et me donne des cours accelerés et simplifiés d'histoire ancienne du Japon tous les mardis soirs pendant 2h avec son amie Azu.

- M. Tateno, mon professeur tuteur, professeur d'histoire ancienne du Japon spécialisé dans la période de Nara (710-794) ce qui tombe bien puisque nous sommes à Nara. Il aime les ponts et rêve d'aller voir celui d'Avignon.

- Et enfin Carine, 29 ans, étudiante elle aussi à Paris 7 mais en deuxième année de master, spécialisée dans la littérature moderne japonaise, fan de musées, de thé japonais et chinois , de patisseries, de mangas et de dessins animés. Elle a fait des études d'archéologie avant de faire du japonais.

Voilà les 3 personnes qui risquent d'être souvent cités ici.

Niveau cours, je suis à la fois des cours de langue japonaise et des cours avec les étudiants japonais. J'ai un cours de grammaire avancée et un cours de rédaction en japonais que nous suivons ensemble avec Carine et avec quatre autres étudiantes, toutes asiatiques, venues de Chine, de Corée et de Thailande. Sinon je suis un cours d'exposés sur l'histoire ancienne du Japon auquel participent des étudiantes de 3ème année, le tout supervisé par M. Tateno, un cours sur la route de la soie et le Japon ancien et un cours sur l'histoire du bouddhisme. Cet après midi je vais tester un autre cours qui semble traiter des traditions du Japon ancien, et j'aimerais aussi assister au cours d'histoire de l'art ancien.

M. Tateno a été bien embeté pour me caser dans un cours que je pourrais suivre, étant donné qu'ici le deuxième semestre vient de commencer, les cours d'introduction ne sont plus monnaie courante. Et comme je ne connais pas le vocabulaire lié à l'histoire ancienne ... A son cours je me débrouille à peu près pour comprendre, bien que ce ne soit pas évident à cause du vocabulaire spécifique. Par contre le cours sur la route de la soie est tout bonnement incompréhensible, faut dire qu'en plus pour le moment le professeur n'a fait que nous présenter les différentes routes avec toutes les villes que déja même en français je ne soupçonnais pas leur existence, alors en japonais ... Heureusement que mon dico connais toutes ces villes ... Et cette semaine il nous a parlé de la ... météo et des changements climatiques au fil des siècles. Mais le Japon ancien il est où dans tout ça hein ? Heureusement le cours d'histoire du bouddhisme, fait par un vrai bonze, est beaucoup plus accessible, je comprends à peu près tout, sauf les nombreuses blagues qu'il fait, ce qui me changrine assez parce que j'aimerais savoir à quoi ça ressemble un humour de bonze.

A côté de ça j'ai déja eu quelques sorties, déja mercredi dernier les filles de 3ème année de mon cours d'exposés sur le Japon ancien m'avaient organisé une "welcome party" le soir avec M. Tateno. On a mangé des tonnes de plats italiens revus à la sauce japonaise. On a discuté de choses et d'autres sur la France et le Japon, j'ai étonné tout le monde en ressortant les prénoms de toutes les filles (en même temps elles n'étaient que 8) alors que même M. Tateno a avoué ne pas toujours s'en souvenir, et ils m'ont offert le repas.

Le samedi j'ai assisté à mon premier séminaire. Alors déja qu'en français ça doit pas être évident à suivre, mais en japonais je vous en parle pas ... M. Tateno présentait donc une partie de ses travaux de recherche sur Heijôkyô (l'ancien nom de Nara quand elle était capitale du Japon), nous expliquant les fêtes qui s'étaient tenues à tel endroit, les constructions qui avaient été faites, ... Avant d'y assister, Midori était passée me chercher à la fac pour que nous mangions ensemble et pour me montrer les ruines du palais impérial qui ont été plus ou moins reconverties en parc maintenant. Bon il faut dire qu'il ne reste plus grand chose, mis à part l'entrée principale qui a été reconsrtuite récemment, mais on se rend compte de l'étendue du palais impérial et de tous les batiments voisins. Et encore tout ça n'était que le côté impérial, de l'autre côté de la porte, il y avait la ville. Nous avons donc ensuite assisté au séminaire avec 3 autres japonais, des enseignants en fac et un retraité qui était incollable sur cette période historique et qui cavalait partout. Ensuite nous nous sommes promenés dans la ville, M. Tateno nous montrant les lieux dont il avait parlé précédemment, comme le temple de Saidaiji qui était immense à l'époque et dont il ne reste plus qu'un bâtiment annexe, ou comme un étang maintenant asséché et sur lequel a poussé une forêt de bambous. Puis on nous a proposé à Midori et moi d'aller dans un Izakaya prendre un verre. Un izakaya c'est une espèce de bar où on boit de l'alcool et où on grignotte toutes sortes de choses. Tous les japonais étaient étonnés que je boive du nihonshu (saké japonais) qui est visiblement considéré comme un alcool fort alors qu'il ne fait qu'une douzaine de degrés en général. J'ai maintenant une réputation de bonne buveuse qui tient super bien l'alcool. On a mangé de la baleine, des sashimi, des tempura de légumes et de poisson, des crevettes grillées, ... Il a fallu que je prenne sur moi pour avaler les crevettes entières, avec les pattes, la tête et la carapace. Et ils nous ont offert le repas (il y en avait pour 10€ par personne, ce qui était vraiment raisonnable vu tout ce qu'on a mangé et bu).

Ce dimanche je vais surement aller à Kyôto avec des étudiantes japonaises aller faire un marché aux puces apparemment réputé qui se tient tous les 21 du mois dans un temple, accompagné de quelques visites. J'ai aussi obtenu des billets gratuits grâce au département des relations internationnales pour assister à du Gagaku (musique traditionnelle japonaise), du Bunraku (spectacle de marionettes traditionnel) et à une cérémonie du thé (tout ça en novembre).

Bon et bien sûr j'ai tout ce qu'il faut sur place niveau visites et musées, je ne suis pour le moment allée faire que les temples les plus célèbres de la ville, mais j'ai encore pas mal de temples un peu excentrés du centre ville à aller voir.

Voilà, c'est tout pour le moment, j'ai cours dans 25 minutes, je ferai surement une note ce soir ou demain sur le Tôdaiji, un temple classé par l'Unseco, plus haute construction en bois du monde, que je vois de mon balcon (si ça c'est pas la classe)

jeudi 11 octobre 2007

Votre correspondant est en attente ne quittez pas ...

Bon j ai la poisse je suis la seule chez qui internet marche pas et qui doit attendre la semaine prochaine qu un technicien passe dans ma chambre. Donc il faudra attendre un petit peu avant de decouvrir les premieres photos, mon emploi du temps et les merveilles de la vie quotidienne japonaise (si je tiens celui qui a invente le recyclage au Japon je lui fais bouffer toutes les poubelles "brulables" du dortoir)

jeudi 4 octobre 2007

En attendant internet dans ma chambre ...

En esperant que ca ne tarde pas trop. Un petit resume des derniers jours parce que les claviers japonais c est bien gentil mais c est quand meme super casse pied : - ma tutrice est tres gentille et nous avons pas mal de gouts en commun, on devrait donc bien s entendre - idem concernant l etudiante en deuxieme annee de master de ma fac et qui est partie avec moi - je mange a ma faim, et meme des legumes, donc pas de soucis ! - je peux enfin mettre mes tee shirts d ete, ca fait plaisir - je cours a droite a gauche pour acheter de quoi m installer et de quoi lire pour mes cours a la fac donc je n ai pas encore eu le temps de faire du tourisme, j espere pouvoir trainer un peu a partir de la semaine prochaine - les commentaires ont l air de marcher a nouveau