Toute heureuse d'enfin retrouver le net, je me suis couchée à 4h30 hier, du coup ce matin j'ai fait ma loque jusque 13h, oscillant entre somnolence et sommeil léger. Le problème c'est qu'au Japon le soleil se couche à 17h30 et que la luminosité n'est donc pas optimale pour les photos dans l'après midi. Ce qui explique que les nombreux photographes, amateurs ou professionnels, font les temples et les jardins le matin afin d'avoir la meilleure luminosité possible. Bon après vu que j'habite sur place je peux y retourner quand je veux, surtout que la saison du momiji (feuilles d'arbres qui rougissent) n'a pas encore vraiment commencé, on trouve certes quelques feuilles rougies, mais la plupart des érables ont encore des feuilles vert pétant et certains cerisiers, déboussolés par ce temps doux sont déja en fleurs.

Nous sommes quand même sorties avec Carine pour aller visiter le jardin d'Isui, à une dizaine de minutes de la fac. Nous étions pleines d'entrain quand notre attention fut attirée par un son familier que nous aimons toutes les deux, celui du taiko, tambour traditionnel très utilisé dans les matsuri, les festivals japonais.

Se tenait donc sur la place de la gare Kintestu un concert de taiko avec chorégraphie, le tout sur des musiques modernes qu'on n'aurait jamais pensé mélanger avec du taiko (je verrai pour essayer de mettre une vidéo la prochaine fois) Nous sommes donc restées pendant une quinzaine de minutes à regarder ces enfants jouer du taiko.

Puis nous nous sommes mises en route vers le jardin d'Isui, passant par le parc de Nara où se trouvent les fameux daims en liberté. Nous avons même eu la chance de croiser la route d'un héron, chose assez commune au Japon.

Nous sommes arrivées au jardin d'Isui, situé à côté du Tôdaiji, véritable petit bijou de verdure qui parait hors de la ville, en plein milieu des montagnes. Pourtant il est bien situé au coeur du centre touristique, juste à côté d'un parking pour cars touristiques. Les forêts entourant temples et sanctuaires sont souvent sacrées et appartiennent aux édifices, le jardin se situant juste à côté du Tôdaiji, il profite de cette écrin de verdure préservé.


Vue sur la montagne et le Tôdaiji




Ca commence à rougir, encore un peu de patience

Nous nous sommes ensuite dirigées vers le Tôdaiji pour aller au Nigatsudô, un temple situé en amont d'où on peut bénéficier d'un magnifique point de vue sur la ville.


Ce temple est visiblement prisé par les japonais lors du coucher de soleil vu le nombres de personnes attendant 17h30, l'appareil photo à la main.


LE super plan pour draguer


Alors que le soleil se couche, ils allument les lampions et les lanternes de pierre

Etant proches du coucher de soleil, nous avons décidé d'aller dans le petit salon de thé situé à côté du temple pour attendre et se réchauffer un peu car mine de rien, une fois le soleil dans sa phase descendante, il ne fait pas chaud, surtout avec ce petit vent du nord que nous avons depuis 2 jours. J'ai donc inauguré mon premier salon de thé japonais.



Si si je vous jure c'était vachement bon

Au menu du Matcha (thé vert en poudre utilisé lors de la cérémonie du thé, que l'on fait mousser, d'où l'écume sur la photo) et du zenzai chaud (morceau de mochi, pate de riz pilée, trempant dans une soupe de haricots rouges sucrés) Ca peut paraitre assez étrange et pas forcément appetissant sur la photo mais c'était très bon et ça réchauffe bien quand on a pas pris de pull en pensant uniquement faire un petit tour au jardin (le gros problème du Japon, on ne fait jamais un tout petit tour, il y a toujours autre chose à voir)


Coucher de soleil sur le Tôdaiji assailli par les corbeaux

Après avoir vu une partie du coucher de soleil, étant toutes grelottantes, nous nous sommes résolues à rentrer, d'autant plus que nous devions faire les courses.


Lune et forêt de bambous

J'ai acheté tout un tas de légumes, du poulet et des soba (nouilles de sarasin) que j'ai fait revenir à la poèle pour faire des yakisoba (soba grillées accompagnées de sauce). C'était une première et je suis assez contente du résultat, même si la sauce en poudre fournie avec les soba ne vaut vraiment pas la véritable sauce liquide.

Voilà du coup il faisait nuit quand nous sommes rentrées, donc pas de photos du dortoir, et pas de lessive non plus. Demain, rendez vous à 8h40 à la gare Kintetsu pour aller à Kyôto, une ville que j'affectionne particulièrement et où je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller y faire un tour.