Tout d'abord je tiens à m'excuser pour la montagne de fautes d'orthographe dans la note précédente, pour je ne sais quelle raison j'ai eu un mal fou à l'écrire et je n'ai même pas eu le courage de corriger les fautes tellement il y en avait.

Maintenant je vais mettre fin à ce suspens insoutenable (comment ça je peux faire une croix sur mes rêves de carrière dans le thriller ?) Lundi matin, 10h40, cours de grammaire. J'ai déja préparé ce cours depuis la semaine précédente, j'ai fait tous les exos, mais la prof doit nous rendre une rédaction que l'on doit corriger pour jeudi, donc je suis obligée d'y aller. Bon en plus je suis notée sur ce cours, alors si je le sèche ça la fout mal. Si seulement j'avais été à Jussieu ... Bref je m'ennuie ferme à ce foutu cours, je prie pour que la prof finisse un peu plus tôt mais non, elle finit même un peu en retard ! Avec Carine on a quand même décidé de tenter le coup, on file direct sans passer par la case "manger" à la gare direction Kyôto. Le défilé allant du palais impérial au sanctuaire Heian (séparés par grosso modo 2/3 km) on décide d'aller se poster au sanctuaire histoire d'en voir un maximum. On flippe un peu, le train n'avance pas, on doit changer deux fois pour arriver sur place, on risque de ne voir que la dernière demie heure.

En sortant du métro on débouche sur une rue où circulent encore des véhicules, ouf le cortège n'est pas encore passé, on verra l'intégralité du défilé ! On réussit à se dégoter un endroit au bord de la route, on ne pousse pas jusqu'au sanctuaire qui a l'air d'etre assez loin, en plus on ne sait pas quand ils vont arriver et on craint une foule monstrueuse au niveau du sanctuaire. Mais avant de montrer à quoi tout celà ressemble, présentons brievement le festival. Le jidai matsuri a été créé en 1895, ce qui en fait un festival récent. Il figure néanmoins parmi les 3 gros festivals de Kyôto avec le Gion matsuri et le Aoi matsuri. Lors de ce festival, des centaines de japonais défilent en costumes d'époque, remontant du XIXème siècle au VIIIème siècle, présentant même certains passages clés de l'histoire japonaise. Etant donné que Carine et moi ne nous étions pas apercues que le défilé remontait dans le temps (même si on trouvait l'ordre un peu étrange, mais on s'est dit qu'on avait oublié le bon ordre) je ne pourrai vous expliquer ce que j'ai pris en photo. Pour la peine je mettrai des légendes on ne peut plus constructives (en plus lors du redimensionnage des photos le logiciel a tout mélangé alors les époques vont être pele mele)

Ah j'ai oublié de préciser que étant sur la fin du défilé, la plupart des figurants en avaient plein les pattes, certains souffraient le martyre avec leurs sandales en paille qui écorchent les "entre doigts de pieds", d'autres portaient des trucs super lourds, bref sur le visage de beaucoup on sentait une très grande lassitude entre deux sourires adressés à la foule.


"Tu vas voir, c'est marrant d'etre en costume d'époque qu'ils disaient"


"Ca doit être super pratique pour faire les poussières"


"Ils pourraient venir nous donner un coup de main les gars en blanc quand meme"


"Bon ok le cheval est fatigué, mais je vais quand même pas rentrer à pied ?"


"C'est quand qu'on arrive ? C'est lourd ce truc ..."


Et merde mon cours d'histoire de l'art, j'ai encore oublié d'y aller


"La prochaine fois elles se le traineront toutes seules leur char"


"Le saviez vous ? A l'époque les rideaux étaient très en vogue"


"C'est sûr, c'est pas lourd, mais ça fait plus de 2h qu'on est dans cette position"


"Le saviez vous ? Lors des guerres on mettait ses habits les plus colorés pour que l'ennemi vise mieux"


"Marre de ce costume qui gratte"


"Le saviez vous ? Pour occuper les femmes, on leur faisait faire des armures en scoubidous"


"Je me taperais bien un kebab"


"Pssst Roger, reveille toi"

"J'ai ptet l'air d'un con à porter un tabouret mais au moins c'est pas lourd"

"J'aurais mieux fait d'aller à l'école en fait"

"Eh les gars attendez moi"

"Pourquoi cette pétasse a une ombrelle avec porteur et pas moi ?"

Le cortège prend fin, on décide de le suivre pour aller jusqu'au sanctuaire histoire de voir à quoi il ressemble. On tourne au coin de la rue et là, surprise, le sanctuaire était juste à côté de nous. Et là je maudis tous ces foutus plans japonais qui sont faits dans une échelle étrange et qui vous font croire que le quartier fait 10 km de long alors qu'il n'en fait qu'une centaine de mètres.


"Courage les gars, on est presque arrivés"


Même s'il est en béton, ce torii a de la gueule


"Enfin arrivées, vite où sont les toilettes ?"


"Faites péter la bière et les gateaux apéro les gars !"

Le défilé ayant duré jusque 16h30 (n'importe quoi le site de la mairie de Kyôto ... 14h30 ...) il est trop tard pour faire d'autres visites, nous nous dirigeons néanmoins vers la grande rue commercante, Carine cherchant un livre en français. Dans la galerie commerçante, un petit sanctuaire est noyé sous la masse des néons.


Un marchand de lampions ? Mieux, un sanctuaire !




Un peu de verdure et on en oublierait presque qu'on est dans une galerie commercante


         

Bon et ma lessive je la fais quand moi, hein ?