Un dimanche pèpère
Par Izouvou, dimanche 28 octobre 2007 à 09:03 :: Nara :: #12 :: rss
Aujourd'hui il fait beau, c'est donc jour de balade (et accessoirement de lessive, et oui, encore).
Au programme de la journée, la vieille ville de Nara, appelée Naramachi, et les illuminations des principaux monuments de la ville.
Avant de penetrer dans Naramachi, Carine et moi faisons d'abord un détour par l'étang de Sarusawa sur lequel se reflete la pagode à 5 étages du Kôfuku-ji, deuxième plus haute pagode du Japon après celle du temple Tôji à Kyôto (là où se déroule tous les 21 un marché aux puces). Autre particularité de cet étang : des dizaines de tortues y ont élu domicile, ce qui fait la joie des enfants qui viennent le week end pour les nourrir.


L'étang est très prisé le week end pour les sorties en famille
Ensuite nous allons dans Naramachi, la vieille ville où se trouvent des machiya, des maisons en bois traditionnelles qui servaient autrefois de lieu de résidence et de lieu de travail aux marchands de la ville. Ces machiya paraissent au premier abord petites, mais elles sont en fait très étroites et très profondes. En effet, les taxes foncières étaient autrefois déterminées en fonction de la largeur de la façade, aussi, pour économiser, les marchands construisaient leur machiya tout en profondeur.

On peut visiter gratuitement une des ces machiya qui a été restaurée pour l'occasion.
La première pièce donnant sur la rue servait de boutique à proprement parler, les autres pièces étaient plutôt des pièces à vivre ou des pièces de stockage. Un petit jardin servait de jonction entre les différentes parties de la maison.

Façade donnant sur la rue ...

... et vue de l'intérieur sur la rue

Vue de la pièce de stockage sur le jardin intérieur

Les pièces se suivent à la queue leu leu
Autre particularité de Naramachi, les nombreux Kôshin no migawari-zaru que l'on peut trouver accrochés aux portes des édifices. Ces talismans éloignent le mauvais sort d'après une croyance bouddhiste. En effet, d'après le calendrier sexagesimal chinois, il y a des années, des jours et même des heures néfastes. Tous les soixante jours, les trois vers qui habitent le corps des hommes montent au ciel rapporter les pêchés des hommes aux dieux. Kôshin est un dieu qui protège ceux qui devraient être punis, et ses messagers, des singes, reçoivent la punition à la place des hommes (migawari-zaru veut dire littéralement "les singes qui se sacrifient à la place de").On place un traditionnellement un de ces talismans par personne vivant dans la maison.


Il commence à faire nuit, c'est le moment de profiter des derniers jours d'illuminations de la ville (du premier juillet au 31 octobre). Par chance la nuit tombe très vite au Japon, on n'a donc pas longtemps à attendre. Retour vers l'étang de Sarusawa pour admirer la pagode du Kôfuku-ji et les saules pleureur se refleter dans l'eau.


Puis direction un autre étang, l'étang de Sagi (étang du héron) sur lequel repose un kiosque sur l'eau, le Ukimidô.

Enfin nous nous rendons au Tôdaiji, là où se trouve le Grand Bouddha de Nara. L'entrée est protégée par les Nio, deux gardiens qui auraient voyagé avec Bouddha pour le protéger. On les retrouve à l'entrée de beaucoup de temples au Japon.

Le mon (porte) où se trouvent les deux Nio

Agyo, qui a la bouche ouverte ...

... et Ungyo, qui a la bouche fermée

Le Tôdaiji et son reflet dans l'étang

Le pavillon où repose le Grand Bouddha
C'est tout pour aujourd'hui !
Commentaires
1. Le lundi 29 octobre 2007 à 15:05, par Pilou
2. Le lundi 29 octobre 2007 à 18:30, par moune
3. Le jeudi 1 novembre 2007 à 00:07, par ODA
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