Toutes les bonnes choses ayant une fin, aujourd'hui c'était le dernier jour du festival de la culture. Le dernier, certes, mais pas des moindres !

Pour le dernier jour donc, le cercle de danse présentait ses chorégraphies. Une vidéo valant mieux qu'un long discours (même si la qualité n'est pas géniale), je vous laisse admirer le résultat de dizaines d'heures de travail.

Pour je ne sais quelle raison, toutes les chorégraphies proposées se faisaient sur des musiques hip hop - R'n'B, certaines filles étaient habillées en street wear, bref c'était assez amusant de voir des jeunes japonaises qu'on aurait dit sorties d'un clip de pop mielleuse japonaise se dandiner sur des rythmes issus des cités américaines revendiquant des tas de choses qu'elles n'ont jamais vécu et qu'elles n'imaginent sûrement pas exister. D'ailleurs je suis persuadée qu'elles ne comprenaient pas les paroles, je pense qu'elles auraient un choc si elles savaient sur quoi elles se trémoussaient parfois.


Les autres membres du cercle, hystériques, encouragent les filles sur scène

Après tant d'émotions (et après s'etre fait harceler 2 fois par les filles du cercle de danse pour venir dans leur stand, une discothèque avec un "DJ pro"), il fallait manger. Alors aujourd'hui j'ai testé pour vous les taiyaki à la crème patissière. Un taiyaki c'est une espèce de pate à crèpe qu'on fait cuire dans un moule en forme de poisson et qu'on fourre avec de la purée de haricots rouges. Déja cette version simple est très bonne, surtout quand le taiyaki est encore chaud.





Mais là le must c'était les variantes : chocolat, fromage, et crème patissière. Et le must du must, c'est que c'était le stand du club de natation (natation, poisson, si c'est ti pas mignon). Du coup je leur ai pardonné d'avoir fait un enième stand de nourriture, d'autant plus que c'était super bon. J'aurais pu passer mon après midi sur leur stand à me gaver de taiyaki à la crème mais il y avait le concours de Prince de Nara Joshi Dai, et il ne fallait pas rater ça.

Normalement le concours aurait du avoir lieu sur la scène mais comme il s'est mis à pleuvoir, il a été déplacé dans un amphi, juste à côté du café où une fille jouait du koto (ce détail a son importance). Donc après avoir assisté à l'election de Miss Nara Joshi Dai - Cool Beauty, j'ai assisté à l'election du Prince de Nara Joshi Dai, qu'on peut aussi appeler Miss garçon manqué (il fallait oser). Là encore, six participantes, et des épreuves à couper le souffle.

Il y a donc eu pele mele : un quizz sur les princes ("quel prince anglais est connu pour ses beaux yeux ?"), des mises en situation ("si blanche neige ne se reveillait pas après que vous l'ayiez embrassée, que feriez vous ?"), et un concours de bras de fer (avec plusieurs matches nuls départagés au pierre papier ciseaux).






"Si Cendrillon ne rentrait plus dans ses chaussures, que lui diriez vous ?"


Un bras de fer intense

Mais ce n'est pas fini, en effet, ces épreuves servaient, avec le vote du public, à qualifier deux finalistes (la footballeuse et la fille avec son chapeau qui ressemblait pas du tout à un mec). Restaient alors pour les departager deux épreuves (plus, encore, le vote du public). La première consistait en retirer une nappe d'un coup sec pour ne pas faire tomber les bouteilles (un Prince doit savoir épater ses invités et sa Princesse). La concentration était de mise pour cette épreuve ô combien difficile. Sauf que la tension qui était à son paroxysme, et le silence qui allait avec, étaient sans arrêt interrompus par les douces notes du koto d'à côté (je vous avais bien dit que c'était important) Donc pour la concentration on repassera.



Enfin, dernière épreuve. "Vous êtes un Prince, certes, mais très pauvre. Aujourd'hui c'est l'anniversaire de votre princesse, quel objet personnel choisissez vous de lui offrir ? " Parmi les objets il y avait un vieux livre de cours, une batte de baseball, une petite voiture, ... Bien sûr le cadeau devait s'accompagner d'une déclaration à la Princesse pour tenter de justifier le côté "pauvre" du cadeau. Et au final, c'est la fille au chapeau qui a gagné. Dégoutée j'étais (oui quand je suis dégoutée je parle comme Yoda). La footballeuse avait vraiment des attitudes de garçon, tant dans sa façon de parler que dans ses gestes, c'est elle qui aurait dû gagner !


La gagnante et sa dauphine repartent avec des cadeaux

Forcément, la gagnante a eu droit à son discours. Elle fait partie du club de natation. Oui, celui là même qui fait des taiyaki à la crème patissière. Du coup, je ne lui en veux plus d'avoir gagné ...