Alors qu'en France une poignée d'étudiants a réussi à bloquer la fac à Bibliothèque François Mitterand, que les transports en commun sont bloqués, qu'il fait super froid, ici tout va bien. Les feuilles commencent enfin à rougir, faut dire que l'automne est arrivé pour de bon, avec des températures hivernales dès que le soleil est couché. Les japonais sont horrifiés quand je leur dis les températures qu'il fait en France "mais c'est toujours comme ça ?" me demandent ils, choqués. En tout cas ça a l'air de vraiment les préoccuper puisqu'à chaque fois que je croise un japonais il me demande où en est le temps en France.

Toujours est il que le temps est pas génial, donc pas très propice aux photos, du coup je recycle de vieilles photos. Ca vous réchauffera peut être un peu de voir un beau ciel bleu. Donc aujourd'hui, direction le Tôdaiji (le grand temple de l'Est) où se trouve le Grand Bouddha de Nara. Bati à la fin du 8ème siècle lorsque Nara était encore la capitale du Japon, la salle abritant le Grand Bouddha reste encore aujourd'hui la plus haute structure en bois du monde, alors que ce bâtiment ne fait que les 2/3 du bâtiment original détruit lors d'un tremblement de terre, tout comme les deux pagodes qui l'accompagnaient, à moins qu'elles n'aient été victimes d'un incendie. Retenez bien ça, séismes et incendies sont les deux fléaux du Japon responsables de bon nombre de disparitions de monuments (remarquez c'est pareil pour les 7 merveilles du monde).

La statue du Grand Bouddha est quant à elle une des plus hautes statues en bronze du monde. A cause des tremblements de terre et des incendies, il a fallu faire subir à la statue quelques scéances de chirurgie esthétique. L'exemple le plus parlant reste la tête, plus noire que le reste du corps.

Maintenant que vous connaissez le b-a-ba, c'est parti pour le Tôdaiji comme si vous y étiez (montez le chauffage, il faisait dans les 27 degrés ce jour là).


Bon là c'est l'exception qui confirme la régle, cette photo a été prise de mon balcon en début de semaine alors qu'un beau ciel bleu luttait contre de vilains gros nuages noirs et menaçants (sisi je vous jure, à gauche y'a du ciel bleu, mais je trouvais plus important de vous montrer le Tôdaiji plutôt que des maisons banales).

Reprenons donc la route ensoleillée du Tôdaiji.


C'est quand même mieux avec un beau ciel bleu non ?

Déja on aperçoit au loin, parmi les arbres, le vieux Mon en bois indiquant l'entrée de l'enceinte du temple (un temple est composé de plusieurs bâtiments, dont une cloche). Déja il commence à y avoir foule, bon nombre de touristes du monde entier, mais surtout des groupes scolaires japonais. Ca hurle dans tous les sens via mégaphones, une véritable cacophonie.


C'est à l'intérieur de ce Mon qu'on trouve les deux statues protectrices Agyo et Ungyo que je vous ai déja montré de nuit (il y avait trop de monde ce jour là, j'ai contourné le Mon sans savoir qu'il y avait ces statues)


Encore un peu de marche au milieu des daims et des touristes et on y est ...


Ce point de vue est très prisé pour les photos de groupe, j'en ai vu se succéder un paquet qui faisaient la queue pour avoir la même photo que les autres. Le truc marrant avec les japonais c'est qu'ils adorent se faire prendre en photo devant les monuments, paysages, ... Mais en général ils font ça en gros plan, du coup on voit rarement les monuments (ou à la limite un petit bout) et ils auraient tout aussi bien pu prendre la photo devant leur maison que ça aurait été pareil. Remarquez au passage que les garçons et les filles sont séparés.


La même sans les écoliers


Un deuxième Mon ...


... et voilà l'imposant bâtiment principal



Des Indiens ont fait le déplacement pour venir admirer le Grand Bouddha.


Un moine qui parait minuscule a fini sa prière au(x) pied(s) du Grand Bouddha

La statue d'une quinzaine de mètres est vraiment impressionnante. Le Grand Bouddha de Kamakura que j'avais vu l'année dernière est un poil plus petit mais il ne m'avait pas fait autant d'effet. Je pense que le fait que cette statue soit enfermée dans un bâtiment renforce le côté impressionnant de la chose.



Une des "petites" statues accompagnant le Grand Bouddha


Les écoliers viennent se recouvrir de la fumée dégagée par l'encens comme le veut la tradition


Un dernier coup d'oeil au bâtiment principal avant de rentrer