lundi 31 décembre 2007

Oshogatsu

Voici donc venu le moment de fêter le nouvel an (oshogatsu en japonais). Contrairement à chez nous, c'est une fête très traditionnelle et qui se passe en général en famille. On y mangera une cuisine spéciale, la osechi ryôri, que je n'ai malheureusement pas eu la chance de gouter vu que j'étais seule pour le repas.

Depuis le 27 décembre, les décorations de Noel ont été remplacées par les shimekazari, des décorations servant à la fois à repousser les mauvais esprits et à souhaiter la bienvenue au dieu du nouvel an.



A 23h50 j'ai rendez vous devant un établissement de bain public avec les patrons du restaurant où j'étais sensée passer le reveillon de Noel. Ne sachant pas trop où il est malgré les indications de Midori, je décide, histoire d'assurer le coup, de partir 45 minutes avant. A 23h20 je passe devant le restaurant que je n'avais pas réussi à trouver le 24 au soir. Je devais vraiment être à la masse ce soir là vu que je me souviens être passée au moins deux fois dans cette rue ... Bref, il me reste 30 minutes pour trouver ce foutu bain public, ça devrait être réalisable.

Sauf que quand ça veut pas ça veut pas. Impossible de trouver le point de rendez vous. J'ai pourtant tourné pendant une demie heure dans le coin, mais non. Je suis sure que la prochaine fois que je retourne à Naramachi je tombe dessus. Bref minuit approche et je suis bien embêtée ... Au loin j'entends les cloches des divers temples avoisinants qui ont déja commencé à sonner les 108 coups marquant le passage à la nouvelle année. Tant pis, je n'ai plus qu'à me diriger vers le temple le plus proche en espérant que ça soit celui où ils ont prévu de venir.

Je me retrouve donc dans un petit temple de quartier, le Shôkaku-ji, où une poignée de personnes sont présentes pour faire résonner la cloche une des 108 fois. On me propose de faire sonner à mon tour la cloche. Ravie, je m'exécute. On me donne même pour la peine de l'amazake (boisson sucrée et légérement alcoolisée à base de riz fermenté typique du soir du nouvel an). Puis je discute un peu avec quelques personnes et décide de rentrer, ne voyant pas les personnes avec qui j'avais rendez vous.



Jus de fruit ou alcool m'a t on demandé. C'te question ...

Sur le chemin je croise un groupe de jeunes en train de se livrer à l'exercice perilleux du mochitsuki (fabrication du mochi), le mochi étant un plat traditionnel du nouvel an. Puis je vois des groupes de personnes se diriger tous vers le même endroit. Curieuse, je me détourne de mon chemin et entreprends de les suivre. Je ne sais pas où ça va me mener mais on verra bien.

En chemin je remarque que les deux conbini (superettes ouvertes 7j/7 et 24h/24) du coin sont fermés. Depuis le 28 décembre le Japon marche au ralenti et jusqu'au 3 janvier quasi tous les commerces sont fermés. Je comptais sur les conbini pour me nourrir, mais visiblement c'est raté ... Et je n'ai pas pensé à faire un stock de nourriture, il ne me reste que du riz !

On réglera ce problème plus tard ... La direction du cortège semble être celle du Kasuga Taisha, tout au long du chemin on peut trouver les stands de nourriture que je vous avais déja décrits lors du On matsuri. Bon ben maintenant je sais où je vais me restaurer. Problème réglé assez rapidement finalement. On s'enfonce de plus en plus dans la foret pour se retrouver coincés à quelques dizaines (centaines ?) de mètres du sanctuaire. Autour de moi énormément de jeunes, je n'en ai jamais vu autant à Nara, pas même lors du On matsuri, et ça me surprend.



Des milliers de personnes ont fait le déplacement jusqu'au sanctuaire

Je fais donc la queue pendant 45 minutes pour avoir le droit de rentrer dans le sanctuaire. Mais qu'est ce qui bloque le sanctuaire comme ça ? Et bien un véritable business. La police fait entrer les gens par vagues pour qu'ils puissent acheter mamori (porte bonheur) et omikuji (prédiction), et bien sûr glisser une petite prière aux dieux du sanctuaire. Tout cela à grand renfort d'argent. Et je peux vous dire que ça tourne bien.




Après avoir jeté une pièce les gens prient


Mine de rien ça en fait des sous !


Après avoir lu la prédiction on la noue aux endroits prévus à cet effet


J'ai succombé au merchandising ! Des mamori et de l'alcool pour les dieux

A la sortie du sanctuaire on peut encore trouver quelques stands tenus par des miko. L'un d'eux propose de boire un peu de sake contre une offrande du montant que l'on souhaite. Les gens laissent en moyenne 100 yens, bien entendu j'ai fait ma petite offrande pour moi aussi boire une coupelle de sake.


Les gens font la queue pour boire

On nous fait passer par un chemin détourné, je ne sais pas du tout où je vais attérir mais je suis la masse ... En fait on arrive près du chemin menant au Tôdai-ji, lui aussi envahi par les stands de nourriture. Et donc c'est parti pour un tour au Tôdai-ji. Comme tous les sanctuaires et temples, le Tôdai-ji est accessible gratuitement ce soir. Je me refais donc une petite visite et en profite pour prendre un omikuji.


Pour l'occasion on peut passer par le mon d'habitude fermé


On apperçoit, encore pour l'occasion, la tête du Grand Bouddha à travers un volet


Le long du chemin ont été mis en place des brasiers pour que les gens viennent s'y réchauffer



Pour l'année de la souris qui débute, une cloche en forme de ... souris

Pour prendre un omikuji, on se saisit de la boite, on la secoue (notez que vous n'êtes pas obligé de jouer au barman avec comme l'homme sur la vidéo) et un batonnet en sort. Sur ce batonnet figure un numéro, auquel correspond un omikuji. Dessus figurent plusieurs présages concernant la vie professionnelle, la chance, l'amour, ... En gros est écrit la tendance générale de la prédiction, qui peut aller de grand malheur à grand bonheur. Après l'avoir lu, on l'attache à l'endroit dédié. On dit que quand il se détache, la prédiction se réalise. Celà sert aussi à laisser les malheurs au temple ou au sanctuaire en cas de prédiction néfaste.




Le présage est bon, ouf ! (chose rare, il est traduit en anglais)

J'assiste aussi au rituel étrange du Tôdai-ji (qui n'est pas exclusif au nouvel an). Derrière le Grand Bouddha se trouve un pilier troué. La taille du trou correspond exactement au diamètre d'une de ses narines. La légende veut que quiconque passe à travers ce trou connaitra l'Eveil. Les japonais font donc la queue pour se faufiler à travers le trou qui n'est pas si large que ça, mais la plupart des japonais étant très fins, ils y arrivent sans trop d'effort (encore que j'ai cru un moment que le jeune homme qui passe en dernier sur la vidéo était coincé).


Sur le chemin du retour je me prends un verre d'amazake chaud (je dirais même bouillant). Et j'ai la surprise de voir que le conbini non loin de la fac n'est pas fermé !


Mon AMPM chéri ne m'a pas laissée tomber !

Pour ne pas vous laisser sur une photo de conbini je vous mets celle de lampions d'un des sanctuaires ouvert ce soir. Et comme on dit ici, Akemashite Omedetô ! (Bonne Année).


Bon maintenant je vais me coucher, il est 6h30 quand même !

mardi 25 décembre 2007

Le reveillon de la lose

Après avoir passé 3 jours de folie à Tôkyô, me voilà de retour à Nara avec 9h30 de bus de nuit dans les pattes, sans compter les transports de Kobe à Nara. En plus d'avoir péniblement cumulé une dizaine d'heures de sommeil sur les derniers jours, je suis malade, ce qui n'arrange pas vraiment les choses. Normalement je devais retrouver Midori dans un resto pour reveillonner avec des inconnus (comment ça ça se voit que j'étais pas motivée) mais l'echainement des événements en a décidé autrement.

Déja j'avais pas trop envie de feter Noel à la japonaise, ça me déprimait plus qu'autre chose. En gros pour Noel ils font ça entre amis et s'échangent des cadeaux par tirage au sort. C'est purement une fête commerciale ici, on nous abruti de chants de Noel, les vendeurs dans les magasins ont au mieux un bonnet de Noel, au pire sont entièrement déguisés (et une jeune femme très légérement vétue en mère Noel sexy par ci, et un livreur de Pizza Hut déguisé en renne par là), les magasins nous proposent des supers objets aux couleurs de Noel dont on sait pertinemment qu'ils vont finir en solde dans une semaine, tout comme les objets sortis pour Halloween. D'ailleurs dans les boutiques Disney les objets de Noel étaient déja en solde le 22, c'est dire si les japonais s'en tapent.

Donc moi je trouve ça assez glauque cette vision de Noel, ça me rappelle un peu le nouvel an en France où on fait la fête sous pretexte que c'est un jour où on doit faire la fête alors que ça n'a pas vraiment de signification. D'ailleurs au Japon c'est tout le contraire, le nouvel an est une fête ancrée dans les traditions, qui se passe plutot en famille, où on mange des plats spéciaux et tout le tralala.

Et en plus je suis épuisée et toute fiévreuse. Je me dis quand même "bon je vais faire un effort, je me traine dehors et je vais à cette foutue soirée de Noel à la noix, comme toute soirée japonaise ça sera fini d'ici 22h30 grand max, en plus j'ai acheté un cadeau pour le tirage au sort donc autant y aller". Donc je me traine dans les rues froides de Nara pour me rendre au resto.

Sauf que j'ai un non sens de l'orientation. Et que je suis malade. Et que je suis sans doute victime d'un acte manqué. Toujours est il que je tourne pendant une demie heure dans les ruelles de Naramachi, là où se trouve le resto, mais pas moyen de le retrouver. Je m'enfonce même plus loin que je ne l'avais jamais été, et pendant ce temps la fièvre grimpe ...

Du coup je rentre à la fac, me disant que finalement c'est pas plus mal, je préfère encore ignorer le 24 décembre et faire comme si de rien n'était que de participer à une fête sans âme avec des inconnus que je n'aurais pas compris, car dans cet état je comprends très mal le japonais.

Voilà comment on se retrouve un 24 décembre à manger de l'emmental avec du pain de mie et des oursons à la guimauve (pas tout en même temps), oscillant entre des phases de "j'ai trop chaud" et de "j'ai froid" à cause de la fièvre et de la clim qui est pas régulière, tout en regardant une série américaine sur un ordinateur avec un écran cassé.

Joyeux Noel à tous quand même !


Le petit Jésus de Nara né trop tôt vous souhaite aussi un joyeux Noel !

L'épopée de Tôkyô

Franchement ce court séjour sur Tôkyô était épique ! Tout commence jeudi, je dois rejoindre Capucine à Kobe vers 16h, le bus partant à 22h30. On discute dans un resto tenu par des amis à elle, puis après avoir mangé un copieux repas nous nous baladons dans les environs de la gare, décidant de nous rendre à 22h à la gare routière pour bien avoir le temps de nous renseigner sur le bus.

On flane donc tranquillement dans les magasins, et là, mon ventre gargouille. "Non allez me fais pas ça maintenant, pas quand j'ai 8h de bus et que je sais même pas si il y aura des toilettes". Mais ce salaud de ventre n'écoute pas mes supplications et m'oblige à aller aux toilettes, puis à chercher une pharmacie. Vous allez donc découvrir les joies des pharmacies au Japon.

Déja leurs pharmacies mélangent médicaments, parapharmacie, shampooing et maquillage. Sachant que les médicaments sont en vente libre, ça donne un indice sur leur efficacité ... Nous nous rendons donc dans une pharmacie, et heureusement Capucine sait comment s'écrit diarrhée en japonais (maintenant moi aussi). On part donc à la recherche du coin pour les maux de ventre, là il y a plusieurs boites, il y en a même pour les hommes et pour les femmes. J'opte pour une boite unisexe, à la caisse on me fait ce qu'on nomme avec Capucine un "sac de la honte" à savoir qu'en plus d'être embalée, ma boite est mise dans un autre sac plus grand histoire que tout le monde ne sache pas dans quelle galère je me trouve. Sachez qu'ils ne font pas ça avec tous les médicaments, quand j'avais acheté du paracétamol je n'avais eu droit qu'à un sachet.

Je m'empresse de prendre mes petites pillules couleur caca (oui j'ai trouvé ce détail charmant) et là Capucine, qui vérifiait les infos sur le bus, se rend compte qu'il part non pas à 22h30 mais à 22h. Et il est 21h50 ! On se rue vers la gare routière, par chance on tombe du premier coup sur notre bus, c'était juste !

Et c'est parti pour 8h de bus ! Enfin on croyait ... Parce qu'en fait c'est plutot 9h30 de bus ... Bref, toutes les vitres sont cachées par des rideaux, même le chauffeur de bus est caché par un rideau, nous sommes dans le noir total, ne voyant pas où nous allons, et la clim est trop chaude : résultat on a mal au coeur ! On décide d'ouvrir un peu le rideau histoire de voir où nous allons et d'avoir un peu de fraicheur. On essaye aussi de ne pas trop regarder l'horloge dont les minutes défilent lentement ...

On papotte jusqu'à ce qu'on s'arrete pour faire une pause au bout de 2h (toutes les 2h le chauffeur prend une pause de 10 mns, mais il n'y a qu'à la première que l'on peut descendre prendre l'air et acheter une boisson), après la pause on repart et on repapotte, tout doucement, en chuchottant. Mais le voisin de devant nous lance un regard qu'on devine rempli de haine malgré l'obscurité, c'est dire. Du coup on sort les lecteurs mp3 et on se met littéralement en veille. On ne dort pas, on ferme les yeux, on est conscientes de tout ce qui nous entoure, et de temps en temps, quand la douleur de la nuque nous sort de notre veille, on regarde l'heure et on desespère parce qu'il reste encore beaucoup de trajet.

On arrive malgré tout à Tôkyô, mon ventre gargouille à nouveau, et maintenant j'ai mal à la gorge, youpi j'ai choppé un rhume ! Ca nous vaudra un autre tour dans une pharmacie. En tout cas je peux vous dire que les médicaments japonais sont chers et pas efficaces, je crois que je vais me lancer dans l'import de médocs ... Bref on est claquées, mais on doit tenir bon jusqu'au soir. On est tellement crevées qu'on rigole pour un rien, on a du faire peur à plus d'un japonais.

Je vous passe les détails des activités ce week end là, avec Capucine nous connaissons pas trop mal Tôkyô et notre but était de nous amuser, pas de faire du tourisme, donc nous avons fait du shopping, du karaoke, des purikura, ... D'ailleurs en parlant de karaoke, nous avons passé la nuit de samedi à dimanche dans un karaoke avec Diane et Lorraine, ça coute moins cher que l'hotel et c'est beaucoup plus amusant (même si j'ai été incapable de chanter pendant les premières heures, assomée par la fièvre). Je vous parle même pas de la galère pour trouver un karaoke convenable à minuit sous une pluie batante, franchement on s'en souviendra longtemps de ce séjour parsemé d'embuches !

Après trois jours d'activités enchainées dans un rythme soutenu, nous devons retourner à Kobe. Cette fois le bus est bien à 22h30. Après manger on se dit qu'on a le temps de faire une dernière scéance de purikura. On passe beaucoup de temps à se décider sur les conneries à mettre dessus ("vas y mets des paillettes !", "je trouve qu'il y a pas assez de cacas", ...) et là je vois que l'heure tourne et qu'il est déja 21h45, il faudrait peut être songer à partir ! On se depeche d'aller à la gare, on monte dans le train, et on voit qu'on arrivera à la gare à ... 22h27 !

Grosse tension au sein du groupe, au début l'enervement prend le dessus, puis petit à petit on essaye de se calmer et d'échaffauder des stratagèmes. Plan A : Capucine court arreter le bus pendant que Lorraine, Diane et moi courrons chercher nos bagages laissés dans une consigne paumée sous la gare. Plan B : si le bus est déja parti, Capucine nous prévient et je dois jouer la malade pour appitoyer les employés et leur faire comprendre que si on a raté le bus, c'est parce que je devais aller me vider aux toilettes.

Attention les portes du train vont s'ouvrir, top départ ! Capucine est partie en trombe vers la gare routière, nous la suivons pour ensuite bifurquer au sous sol pour retrouver ces foutues consignes. Sauf que les consignes sont dans la partie non payante de la gare, on doit donc d'abord passer par les portillons avant de chercher, or les portillons du sous sol sont déja fermés, on doit donc remonter pour sortir, et descendre à nouveau.

Le train a mis moins de temps que prévu, il est 22h20, ça va aller, sauf que je comptais me repérer sur les magasins et que les magasins sont tous fermés, cachés par un rideau de fer. Y'a rien pour aider mon sens de l'orientation déplorable là ! J'arrive quand même à retrouver la bonne direction, on remonte les bagages avec les filles, il est 22h28, on a géré à mort, reste plus qu'à trouver le bus. Là l'employé nous dit que nos billets ne sont pas bons, que ce sont des billets pour aller de Kobe à Tôkyô !

Avec Capucine nous sommes étonnées, c'est pourtant bien marqué Tôkyô-Kobe sur le billet et pas l'inverse, mais l'employé nous dit que ce n'est pas le ticket qui compte mais le reçu qui l'accompagne, et que sur ce reçu il est bien marqué Kobe-Tôkyô ('sont compliqués je vous jure) On avait pas de plan C pour cette éventualité. C'est là que l'employé court à travers la gare, suivi de 4 françaises à la queue-leu-leu pour une course comme on en voit dans Fort Boyard.

On va au guichet, on nous échange nos billets (par chance il reste quelques places dans le bus) et on retourne en courant vers le bus qui partira finalement à 22h34. On se tape forcément l'affiche, on passe pour les étrangères pas douées qui font partir le bus en retard alors qu'on n'y peut rien si cet abruti d'employé à la gare de Kobe est pas foutu de faire son boulot correctement !

Bref un conseil, si un jour vous voulez faire des économies et privilégiez le bus de nuit comme moyen de transport, vérifiez bien l'heure de départ, vérifiez le reçu agraffé au dos du billet et surtout munissez vous de somnifères parce qu'autant les japonais son capables de dormir dans des positions pas croyables, autant un français n'y arrive pas, et 9h30 dans le noir, c'est chiant.


***BONUS***

Des photos en vrac du séjour sur Tôkyô.


Un sumotori paumé à Shibuya





Les illuminations de Roppongi




Le mont Fuji en illuminations


Fou rire à Shinjuku


La tour de Tôkyô version Noel





mercredi 19 décembre 2007

Noël avant l'heure

Alors que je venais de finir mon dernier tube de lait concentré et que le pot de nutella était presque vide, j'ai reçu hier un nouveau ravitaillement de bretagne. Un petit bout de ce qui se fait de meilleur pour la santé made in france (oui le pain de mie japonais est dégueu, sans sel et avec trop de levure). Vive les bretons !


Télécommande de clim non incluse

Ce soir je pars avec Capucine pour Tôkyô en bus, pour un loooooooong voyage de huit heures. On va rejoindre Diane et Lorraine, une autre étudiante de Paris 7, qui elle étudie à Tôkyô. Je serai donc absente jusque lundi.

Kasuga Wakamiya On Matsuri - Owatarishiki/Otabisho (17/12)

Le dieu Wakamiya a été transféré dans sa nouvelle demeure provisoire cette nuit et il n'y restera que jusque 23h, la journée du 17 est donc consacrée principalement aux chants et danses sur le site de Otabisho. Mais avant celà, un défilé en costumes d'époque(s), le Owatarishiki va animer la ville. Le principe est le même que pour le Jidai Matsuri de Kyoto, sauf que l'ambiance me parait plus bon enfant (bon après le trajet est moins long) et que j'ai l'impression qu'il y a plus de spectateurs.







Après avoir suivi le défilé qui va jusqu'au Otabisho, il faut faire la queue pour rentrer sur le site. Après une prière au dieu, les festivités commencent, et de 14h30 à 22h30 les divers groupes d'artistes traditionnels vont se succéder. On commence d'abord par du kagura, une danse efectuée par les miko accompagnées de quelques musiciens et chanteurs. Ne pouvant rester toute la journée, je suis partie après cette danse et suis revenue en soirée pour assister à trois autres performances. J'aurais voulu rester jusqu'au bout mais j'étais déja congelée, et j'avais surtout très mal au dos (en plus j'étais pas super bien placée).


Une prière et ça repart




Oui les danses traditionnelles sont assez ... lentes. C'est beaucoup plus sympa à voir en live qu'en vidéo.

Entre temps, sur le chemin du retour après le kagura, j'ai eu la surprise de voir que les alentours de l'étang de Sarusawa avaient été envahis par les baraques typiques des matsuri. Et j'adore ces baraques, et surtout ce qu'on peut y manger. Au début je voulais me la jouer raisonnable et ne manger qu'un taiyaki à la creme patissière, et puis je suis tombée sur le stand des okonomiyaki.




Comment lui résister ? Il me regardait avec ses petits yeux en me disant "mange moi". Je suis faible. Bon vu comme ça ça peut paraitre pas très appetissant, mais ce mélange de poulpe, bacon, oeuf, mayonnaise, nouilles, chou, bonite séchée, viande, persil, ... (il y avait tellement d'ingrédients que je ne me souviens plus de tout) est vraiment délicieux. J'ai du résister devant les stands de brochettes, de takoyaki et autres castella que je connais déja et ai jeté mon dévolu sur des "raisins d'amour". Au Japon on peut trouver toutes sortes de variantes à la classique pomme d'amour : fraises, raisins, abricots, prunes et surement d'autres que je n'ai pas encore vu. Hum oui et j'ai acheté une banana choco, je suis très faible.


Oui les grains de raisin sont énormes au Japon

Le 18 marque la fin du festival avec notamment des combats de sumotori amateurs auxquels je n'ai malheureusement pas pu assister à cause de ma journée de cours quasi non stop. Mais je compte bien refaire une fois dans ma vie ce matsuri fantastique.

mardi 18 décembre 2007

Kasuga Wakamiya On Matsuri - Kasuga Taisha/Wakamiya/Otabisho (16/12)

Le 16 est la journée la plus chargée du matsuri. En effet, c'est aujourd'hui que la divinité Wakamiya va être transférée sur le site de Otabisho (l'endroit du voyage) pour profiter pendant une journée de chants, danses et prières.

Les cérémonies à divers endroits de Nara sont nombreuses aujourd'hui et il est impossible d'assister à toutes, je me suis donc concentrée sur les plus importantes. Tout commence donc par une prière au Kasuga Taisha, accompagnée de musique jouée au sasara. Puis les pretres se dirigent vers l'endroit où réside le dieu Wakamiya.


Les pretres jouent du sasara


En route pour le lieu de résidence du dieu Wakamiya

Arrivés sur place, ils vont à nouveau prier, chanter et danser. Ils procéderont aussi au shinsen qui consiste en apporter des offrandes de nourriture au dieu (deuxième vidéo). Tout ceci dans le cadre du mitobiraki (ouverture de la porte) qui va permettre à la divinité d'être transférée dans la nuit vers le Otabisho.



Une fois cette cérémonie finie, il ne reste plus qu'à attendre minuit pour assister au transfert du dieu Wakamiya. C'est donc l'occasion de tester une nouvelle spécialité japonaise, le nabe avec Midori et ses amies. Dans une grosse marmitte en terre (nabe en japonais) on fait cuire dans du bouillon toutes sortes de choses à sa convenance. Ici nous avons mangé des poireaux, des champignons, du chou, des carottes, du poulet, des boulettes de viande, des boulettes de crevettes, et comme accompagnement des mochi, des udon (nouilles épaisses), et des maroni (sorte de nouilles). Comme tout ça ne peut pas rentrer en une seule fois, on procéde à plusieurs fournées, chacune ayant un accompagnement différent : la première fois on ne mettra rien, la deuxième fois des maroni, la troisième fois des mochi et la quatrième fois des udon (on peut finir aussi avec du riz).


Miya et Tomoko préparent la première fournée


Cette fois ci c'est au tour des maroni

Après s'être bien rempli la panse, il est temps de retourner dans le froid. C'est pourquoi nous nous équipons des précieux kairo qui tiendront quelques parties de notre corps au chaud.


Je sais pas comment ça marche mais ça tient chaud et c'est le principal

A la lueur de la lampe de poche de Miya nous avançons dans l'obscurité pour nous rendre dans l'allée où aura lieu le senkô no gi, la cérémonie du transfert du dieu Wakamiya de sa demeure située à côté de Kasuga Taisha au Otabisho où une nouvelle demeure a été spécialement construite pour l'occasion.

La foule est allignée des deux côtés de l'allée, toute source de lumière est interdite, de même que les téléphones portables pour éviter toute nuisance lumineuse ou sonore. De même, par respect pour le dieu qui va être transféré, caméras et appareils photo sont prohibés. Nous attendons donc dans le noir total, et presque dans le silence total. Soudain on entend au loin résonner un taiko. Puis on voit arriver un groupe d'hommes trainant des deux côtés de l'allée des fagots de branches de cyprès auquel on a mis le feu pour créer un sillage de feu des deux côtés de l'allée.

Puis un groupe de pretres et de musiciens arrivent. Il est difficile de décrire l'ambiance de cette cérémonie mais je peux vous dire que c'était vraiment très impressionnant. On se serait cru revenus à des temps anciens, dans la foule pas un bruit, et pour cause, le cortège était vraiment imposant. Imaginez, après le passage déja impressionnant d'hommes tirant des fagots en feu vous entendez se rapprocher un groupe d'ombres éclairées par quelques torches. Dans ce groupe vous entendez une musique étrange, comme sortie de nulle part, de temps en temps résonne le bruit sourd du taiko, et un groupe de pretres, dont le visage est caché, tient une note de façon monotone et sans interruption, ce qui est vraiment flippant. Pour faire une analogie un peu déplacée, on aurait cru une armée de zombies. Vous savez, ce hurlement sinistre qu'ils font. Et bien c'était un peu la même chose, mais en plus flippant.

Au passage du cortège les spectateurs s'inclinaient chacun leur tour pour montrer le respect au dieu, puis la foule a suivi le cortège jusqu'au Otabisho où ont eu lieu prières, chants et danses dans le cadre de la cérémonie de l'Akatsuki. J'ai eu un bol monstre et ai eu une place sur le devant, avec un vue dégagée sur la scène pour bien profiter du spectacle. Une fois fini, nous n'avions plus qu'à rentrer, transies de froid malgré les kairo.

Impossible de prendre des photos, j'étais sans arret bousculée par la foule, et de toute manière je voulais profiter pleinement du spectacle. J'ai cependant pris, avant que la foule n'arrive, quelques photos du Otabisho.


La demeure provisoire du dieu, la scène et les taiko géants


Un des deux énormes taiko

Que dire si ce n'est que c'est une des plus belles expériences que j'aie eu au Japon. Je pense qu'il sera dur de trouver un autre matsuri plus intense et plus beau. En tout cas celà tombait à point nommé dans une période de déprime de fin d'année, le genre de moment où on se dit qu'on serait mieux chez soi qu'au Japon pour les fêtes de fin d'année. Là je suis regonflée jusqu'au nouvel an, et le matsuri n'est même pas encore fini !

lundi 17 décembre 2007

Kasuga Wakamiya On Matsuri - Oshukusho (15/12)

Le matsuri commence doucement, avec peu de choses de prévues pour le premier jour. Tout se passe au Oshukusho, un batiment shinto perdu au milieu de la galerie commercante de Nara. Pour l'occasion les chants de Noël tirés du pire cd de remix que j'aie jamais entendu ont été troqués avec des chants traditionnels shinto. Le clou de la journée réside dans la cérémonie du miyutate (littéralement l'eau chaude qui se lève).


La miko projette de l'eau chaude à l'aide de branches


Les pretres shinto et les miko assistent au yumitate assis devant des poissons séchés suspendus à l'attention de la divinité

Après que la miko (pretresse shinto considerée comme messagère des dieux) ait fait la cérémonie du miyutate s'ensuivent quelques prières, chants et danses, toujours pour la divinité Wakamiya.



samedi 15 décembre 2007

Il se trame quelque chose ...

Depuis quelques jours les décorations de Noël ont été rejointes par des décorations plus traditionnelles (pour le Japon je veux dire) dans les rues. Hier nous nous sommes rendues avec notre professeur d'anthropologie à l'endroit où se font la plupart des préparatifs et où se déroulera aujourd'hui même une cérémonie.

En effet, du 15 au 18 décembre a lieu à Nara le On-matsuri, festival datant du 12ème siècle. Au programme danses traditionnelles, défilé en costumes, cérémonie de nuit, ... Les mamies vont à nouveau envahir la ville, au secours !


Des sabres géants


Les costumes pour le défilé attendent bien sagement lundi


Un autre casse tête : monter une décoration à base de plaques où sont piqués des fruits de cédrat, des mochi et d'autres choses non identifiées

Et le soir, M. Mino, le responsable de la section français à la fac, nous avait conviées Carine et moi au repas de Noel organisé par les étudiantes et les enseignants de la section. L'occasion de rencontrer de nouvelles têtes et de faire un repas sympa. A noter que les japonais ne doivent pas souvent manger de poulet en dehors des hamburgers et des filets tout prêts vue leur façon de découper la pauvre bête (en gros il a été découpé comme un gateau). Tant et si bien que je me suis dévouée pour finir de découper la volaille sous les yeux ébahis des japonaises qui ne pensaient pas que cette chose en forme de pillon était une cuisse de poulet comme celles qu'elles mangent chez KFC (fast food spécialisé dans le poulet)


Publicité mensongère : ce n'est pas une dinde mais un poulet !


Une bûche de Noel SANS crème au beurre : youpi !

jeudi 13 décembre 2007

Casse tête japonais

Mon amie Yuriko a accouché le 28 novembre de son troisième enfant. Lorsque je lui ai envoyé un mail pour la féliciter et lui demander le prénom du bébé, elle m'a répondu à ma grande surprise qu'ils n'avaient pas encore décidé. Je ne m'imaginais pas alors quel casse tête cela représentait pour les japonais de donner un prénom à leur enfant.

En effet les japonais sont très supersticieux. Yuriko et son mari le sont d'autant plus qu'ils sont très proches des traditions. C'est donc en toute logique qu'ils ont suivi le cahier des charges pour le prénom du petit dernier. Encore que je n'ai pas l'impression qu'ils se soient autant pris la tête pour les deux premiers, mais passons.

Pour faire ça dans les règles de l'art il faut que la signification du prénom corresponde au caractère de l'enfant, ou à celui qu'on aimerait qu'il ait. Ce qui explique qu'il faut attendre que l'enfant soit né parce que pour deviner le caractère d'un nouveau né c'est déja pas coton, alors quand le bébé est encore dans le ventre de sa mère je vous raconte pas ... Mais plus compliqué encore, il faut tenir compte du nombre de traits du ou des caractères composant le prénom, et additionner ce nombre de traits à ceux du nom de famille, pour que le total soit un chiffre faste (parait qu'il existe même des bouquins pour ça).

Il y a aussi la possibilité d'aller voir un voyant pour qu'il puisse aider. Il y a aussi l'option qui permet d'inclure un kanji du prénom du père dans celui du fils (c'est le cas pour leur premier fils : le père s'appelle Yôichi, le fils Taiyô, ici c'est le kanji de qui a été gardé). Bref les parents ont interet à faire un stock d'aspirine pour faire concorder tout ça.

Le 8 décembre, Yuriko m'envoie un mail : le bébé ne s'appelle plus bébé et a enfin un prénom ! Elle et son mari ont donc "fait de la divination à partir de leurs prénoms sur Internet". Me demandez pas comment ça marche, je me suis même demandé plusieurs fois si j'avais pas mal compris la phrase, mais non, c'est bien ça, pas de doute possible. A ce résultat il a fallu trouver un chiffre porte bonheur pour le nombre de traits, sachant que le nom de famille fait plus de 35 traits (chose rare). Il fallait aussi que ça colle au caractère de l'enfant. Ayant l'air très eveillé et vigoureux, son prénom signifie donc "preste, rapide". Il renvoie aussi l'image de quelqu'un de fort.

Bienvenue donc à Hayate, qui a bien ennuyé ses parents pendant 2 semaines ! 2 semaines où il n'a pas eu d'autre appellation que "bébé" (je sais, j'insiste vraiment sur ce point, mais ça m'a laissée sur le cul comme on dit)


mercredi 12 décembre 2007

Retrouvailles et rencontres

Ce mois ci, Diane, une amie avec qui je suis partie un mois l'an passé grâce à la fac (et aux sous des aristocrates japonais) est au Japon, l'occasion donc de revoir une personne familière, ce qui fait plutot du bien ! Je l'ai donc retrouvée dimanche à Nara, où elle était venue avec une amie à elle, Capucine, étudiante en deuxième année de master et elle aussi envoyée au Japon, mais à Kobe. Ca m'a donc permis de faire d'une pierre deux coup, puisqu'en plus de revoir une amie je m'en suis fait une autre, pas très loin géographiquement en plus. Bref ce dimanche nous avons été voir l'inévitable grand bouddha, et nous nous sommes surtout amusées.

Le lundi, rebelotte, Diane quittant bientôt la région pour se rendre vers Tôkyô, nous décidons de nous retrouver toutes les trois à Osaka. Alors pour je ne sais quelle raison, il faut toujours que je tombe sur des japonais étranges à Osaka, et plus particulièrement dans le quartier de Namba, là où nous avions rendez vous. Un peu en avance, je décide de m'asseoir sur le rebord du bac à fleurs, là un japonais s'assied à ma droite et me fait un signe de tête pour me dire bonjour. Je suis polie, je réponds, mais chat échaudé craint l'eau froide, la dernière fois je me suis fait coller par un type bizarre et celui ci me parait louche, donc pour éviter qu'il n'engage la conversation en anglais avec moi, je sors un manga.

Là s'assied à ma gauche un salaryman, il me jette un regard étonné puis s'extasie à haute voix, en japonais "ouah vous arrivez à lire des mangas ? C'est pas trop dur les kanji ? Ah et donc vous aimez les mangas ?". On discute deux secondes, le temps que je lui confirme que oui, les kanji, c'est chiant à lire, puis il me laisse à ma lecture, passe un coup de fil et disparait.

Là le type de droite saute sur l'occasion, et me demande si j'attends des amis. Je lui dis que oui, et il se casse ! Quand je disais que je le sentais pas celui là ! Peu de temps après Diane et Capucine arrivent, on papotte un peu, et là, qui revoilà ? Mon salaryman, sorti de je ne sais où ! Il interrompt la conversation pour me tendre un papier sur lequel il a griffoné des noms d'auteurs de mangas "à lire absolument". Puis il s'en va comme il était apparu.


Le papier en question c'est en fait sa carte de visite, outil indispensable au Japon pour toute personne souhaitant nouer contact, et pas seulement dans le monde des affaires. Dans ma petite collection j'en ai d'élèves et de professeurs de ma fac, mais aussi d'un bar et donc maintenant de ce gentil salaryman. Enfin bon dans son cas il me l'a pas vraiment donnée vu qu'il a barré ses coordonnées, mais bon je me doutais bien qu'il me donnait pas sa carte, je vois pas trop ce que je pourrais faire d'un contact qui bosse dans une entreprise spécialisée dans l'eau minérale.

Bref nous nous baladons à Osaka, puis nous nous rendons sur Kobe, où en ce moment, le soir, il y a des illuminations. Comme d'habitude pour ce genre d'événements, il y a foule, mais Capucine, en bonne guide, connait un moyen d'éviter la queue de plus d'une heure. Au final pas grand chose à voir, seule une artère est éclairée, plus la place située au bout de cette artère. Ceci dit c'est déja pas mal, et puis c'est joli (du moment que ça brille je suis heureuse).




Les points bleus se sont les japonais qui prennent les illuminations en photo avec leurs téléphones portables

Nous finissons notre journée dans un game center pour faire une scéance de purikura, un photomaton où on peut personnaliser les photos prises, de préférence à plusieurs, et qui donnera des petites photos autocollantes à mettre partout. C'est devenu une tradition depuis que nous sommes allées au Japon, et il faut dire que prendre les photos et les personnaliser est très amusant.


mercredi 5 décembre 2007

Avoir une haleine fraiche au Japon

Aujourd'hui j'ai testé pour vous le don du sang au Japon. Ca faisait un moment que ça me titillait, à chaque fois que je passais devant la gare je voyais leurs affiches réclamant des personnes de groupe A. La vie fait bien les choses, c'est mon groupe. Alors comme j'avais du temps libre aujourd'hui, je me suis lancée. Pis faut dire que j'étais curieuse de voir s'il y avait des différences avec la France.

Alors déja, Japon oblige, ils ont des mascottes mignonnes. Ca a beau être la croix rouge et être du sérieux, un logo sans mascotte qui fait craquer les filles, ça n'existe pas. Voici donc la présentation des bêbêtes qui sont sensées vous donner envie de vous vider de votre sang.


A gauche la mascotte officielle, un bonhomme avec des gouttes de sang en guise de couettes, si c'est pas mignon. Au centre le détournement de cette mascotte pour la mettre aux couleurs de Nara (les japonais adorent les mascottes déguisées en fonction de la région, il n'y a qu'à voir tous ces objets où Hello Kitty est déguisée en daim ou en Grand Bouddha). Et enfin un autre logo, encore avec un daim.

Si avec ça vous n'avez pas envie de donner votre sang je ne peux plus rien faire pour vous. Après avoir rempli toute la paperasse administrative, vous avez le droit de patienter dans un salon spacieux où se trouvent à votre disposition livres, magazines, mangas et boissons diverses et variées. Un passage rapide avec un médecin qui vérifie votre tension, une prise de sang pour vérifier que vous êtes bien du groupe sanguin annoncé, et c'est parti pour le grand jeu.


Et au Japon ça rigole pas. Une infirmière toute souriante vous accueille, vous fait prendre place, vous borde d'une couverture, vous allume votre télé perso (avec lecteur dvd pour les dons qui demandent plus de temps !), et elle reste à côté de vous pendant toute l'opération, vous demandant à plusieurs reprises si tout va bien, et elle vous fait la causette (maintenant je sais où aller pour parler à des japonais !)

Puis on vous reconduit gentiment dans le salon où vous buvez à nouveau quelque chose, mangez deux trois trucs (ça m'a permi de tester des choses étranges), et on vous offre même des cadeaux !



Des pansements, des mouchoirs, et ... du dentifrice. Sur les objets, les mascottes vous remercient de votre don. Et bien sûr une nouvelle carte s'ajoute à ma collection (avec code secret, ça rigole pas). Et maintenant je sais dire "don du sang" en japonais. Tout ça en échange d'un peu de sang, si c'est pas une journée bien remplie ça !