lundi 28 janvier 2008

Passage à vide


Comme en témoigne la photo ci-dessus, en ce moment je sollicite à fond le peu de neurones qu'il me reste, donc je n'ai pas trop le temps de mettre à jour. Mercredi je devrais m'accorder une petite pause et aller voir Capucine à Kobe, si la météo est clémente j'aurai peut être de quoi mettre quelques photos en extérieur. Voilà voilà.

jeudi 24 janvier 2008

Plouf !

Aujourd'hui je vais vous parler d'une habitude de la vie de tous les jours, j'ai nommé le bain. Si possible, un japonais prendra tous les soirs un bain pour se relaxer de sa journée. On peut même dire que c'est un rituel. Par exemple ma voisine, réglée comme une horloge, prend tous les jours son bain à minuit tapantes.

Quelques petites précisions au sujet du bain : les japonais aiment ce qui est chaud et prennent leur bain à 42°, hiver comme été. Un seul bain pour toute la famille, qui se succédera tour à tour, en laissant en général le père prendre son bain en premier afin qu'il profite pleinement de la chaleur. Personnellement je préfère le prendre en dernier parce que 42° je peux vraiment pas, j'aime moyen avoir l'impression d'être un homard dans sa marmitte.

Je vous vois venir "ah mais ils sont crades de tous prendre leur bain dans la même eau, le premier ok mais le dernier doit tremper dans la sueur et le gras des autres". Je vous arrête tout de suite. Au Japon, on ne prend pas un bain pour se laver mais pour se détendre, il faudra donc au préalable prendre une douche avant de rentrer dans le bain. L'eau reste donc relativement propre.

Le système de salle de bain japonaise est très particulier. En général une salle de bain est composée de deux pièces en enfilade. Dans la première se trouvent souvent un lavabo et une machine à laver (qui ne lave pas et qui réduit en charpie les vêtements, mais ça c'est un autre problème). Dans la deuxième il n'y a qu'une baignoire et une douche murale. Cette deuxième pièce étant entièrement carrelée, on peut donc prendre sa douche en en foutant partout, ce qui est assez sympa. La douche murale étant assez basse, on prend donc sa douche assis sur un petit tabouret (mais rien n'interdit de se lever).

Voilà, maintenant vous savez tout du bain à la japonaise. Le bain se prend normalement "nature" mais il existe des tas de produits tous plus étranges les uns que les autres à mettre dans le bain, de la reconstitution de parfums d'eaux de sources au lait à la fraise en passant par le cédrat. Curieuse, j'en ai testé quelques uns.

Ouvrons le bal avec des bains "bien de chez nous", c'est à dire au fromage et au vin (forcément quand j'ai vu ça, en bonne française, je n'ai pas pu résister).


Voici donc la tablette au fromage. Enfin c'est ce qui est écrit. Mais ça sentait tout sauf le fromage (et quelque part je suis un peu rassurée parce que j'appréhendais vachement de prendre un bain au fromage). Du coup j'ai eu un doute, peut être était ce juste en français pour faire joli, comme ça arrive souvent. Mais non, il est bien marqué en japonais en dessous que c'est au fromage. Alors Charley il procure peut être à mon coeur des "instants bains" delicieux, n'empeche que je l'enverrais bien en France suivre d'une part des cours gastronomiques sur le fromage, et d'autre part des cours de français parce que "tablet à table" ça ne veut strictement rien dire.



Passons maintenant à un autre fleuron de notre belle gastronomie, j'ai nommé le vin (oui j'aime nommer les choses). Si ce violet qui fait mal aux yeux est sensé être la couleur du vin, je comprends pourquoi le beaujolais nouveau a autant de succès ici. Et ça ne sentait pas du tout le vin, pas même le raisin, juste une odeur chimique étrange avec un arrière goût de chlore (enfin une arrière odeur, je n'ai pas bu l'eau du vin euh ... du bain). Petit bonus, c'est un bain au collagène. Me demandez pas le rapport avec le vin, je n'en vois pas. Je ne sais pas s'ils produisent du vin au Japon mais si ça ressemble à ce bain, je n'en veux pas.


Continuons dans les boissons avec cette tablette (qui ressemble à une tablette de lessive) au thé au lait. Au final un bain qui n'a de thé au lait que la couleur, enfin juste la couleur du lait en fait. L'odeur était tellement anecdotique que je ne me souviens que du fait qu'elle n'était pas celle espérée.


Ah on arrive dans les trucs marrants. Celui là c'était parfum barbe à papa à la fraise. Alors comme une couillonne j'ai jeté la photo sans la transférer sur l'ordinateur mais dans le sachet il y avait une espèce de barbe à papa rose fluo (qui collait pas comme une vraie) assez appetissante. Mais comme dit sur le sachet, il ne faut pas la manger. Au final un bain rose avec une bonne odeur de fraise chimique.


Et voici le bain au gingembre qui fait transpirer. Enfin qui est sensé, pour les deux. Parce que ça sentait pas vraiment le gingembre et que ça ne faisait pas transpirer plus que d'habitude. Mais la surprise se trouve ailleurs ! Quand on jette les sels de bain dans l'eau, on peut entendre les petits cristaux crépiter comme les bonbons en poudre qui crépitent dans la bouche. Et une surprise en cachant une autre, le bain dépose sur la peau une substance ressemblant à s'y méprendre à de la bave d'alien (en moins corrosif, fort heureusement). Je vous dis pas le choc quand je me suis rendue compte que j'étais toute gluante. Une drôle de sensation donc que ce bain.


On arrive à mon chouchou, le bain surprise. Le principe est tout con, une capsule renfermant une petite figurine est entourée d'une boule effervescente. Alors déja, grande fan de kinder surprise que je suis, je trouve le principe marrant. Et en plus quand la boule fond ça fait des petites bulles qui chatouillent. Et ça laisse la peau douce. Et en plus il y a un jouet, que demande le peuple.


Il existe plein de modèles à collectionner, et plein de collections différentes allant des pokemon aux créatures marines. Ici c'est un personnage du manga des années 60 Kitaro le repoussant, manga encore très populaire de nos jours et ayant encore droit à des adaptations en dessin animé.

Mais j'en ai encore plein à tester, comme un au parfum bois ou un au parfum sakura des montagnes (et qui en plus fait des bulles), et aussi les deux suivants :


Panacotta aux fruits des bois


Le dernier est lui aussi tiré d'un manga plus tout jeune non plus, la Rose de Versailles. Forcément parfum rose. Mais ce qui me fait marrer c'est ce que dit le monsieur sur la pochette: "Ca va aller. Je serai toujours à tes côtés". Une réplique pareille pour un bain à l'eau de rose, ça ne s'invente pas.

lundi 21 janvier 2008

Les super héros japonais

Oui désolée je vais encore parler de bouffe mais comme je suis en pleine période d'exams je bouge pas trop. Comment ça je suis pas crédible ? Bon ok, on la refait.

Comme dans 3 semaines je suis à nouveau en vacances pour une période de 2 mois et que j'aimerais bien bouger un peu plus que l'habituel train-train Osaka/Kyôto, ben je bouge plus trop en ce moment (de toute manière il fait pas beau). Donc du coup, mes loisirs se résument à apprendre les départements du Japon dans mon bain et à manger.

Aujourd'hui donc nous allons parler des nikuman, nourriture d'origine chinoise adaptée à la sauce japonaise. En japonais, niku veut dire viande, et man est en fait l'abréviation de manju qui désigne une brioche cuite à la vapeur. Le nikuman est donc une brioche à la viande de porc avec des petits oignons caramélisés. Ici, dans le Kansai, on le mange avec de la moutarde.


Le nikuman et sa forme bien particulière

Comme vous avez pu le deviner, il y a plein de déclinaisons ! Je vous présente donc les compagnons du nikuman.


Buta-man


Cheese-man


Pizza-man


ChickenChige-man


YakiImo-man


Choco-man


BeefCurry-man

Le butaman est une variante du Kansai en tous points identiques au nikuman mis à part sa forme. Et son prix.
Le cheeseman est au kiri.
Le pizzaman est fourré à la tomate avec des variantes en fonction des magasins : jambon, fromage, champignons, ...
Le chickenchigeman est ultra épicé, tellement que je serais bien incapable de vous dire ce qu'il y a dedans à part du poulet.
Le yakiimoman est fourré à la patate douce.
Le chocoman comme son nom l'indique est au chocolat.
Et enfin le beefcurryman est fourré au boeuf au curry avec des petits patates et des carottes. Il existe aussi une variante au poulet.

Mais il en existe encore bien d'autres que je desespère de trouver, comme ceux à la crevette, au poulet-mayo ou encore à la purée de haricots rouges. En tout cas ces man là ne sauvent pas le monde, mais mon estomac les trouve beaucoup plus sympathiques que tous ces hommes en collants

vendredi 18 janvier 2008

Vivre en communauté avec des japonaises en dix points

Alors que je m'apprêtais à utiliser pour la première fois le seche-linge et que je zieutais le mode d'emploi, je me suis rendue compte que la "moumoute" (mais si vous savez les peluches grises coincées dans le filtre qu'on retire à chaque fin de seche-linge) n'avait pas été retirée depuis des siècles. Je vous laisse juger en regardant ces photos édifiantes qui illustrent à la perfection notre point numéro un.


Oh le beau disque de moumoute !


Et quand on le plie en quatre, ça donne une bonne épaisseur !

Bref je me suis dis, et si je vous montrais LA CUISINE (imaginez ça dit sur un ton effrayant, avec en fond sonore un violent orage qui éclate). Que tous ceux qui veulent garder leur image de la japonaise propre et respectueuse envers autrui passent leur chemin, ça va balancer sec (ah et je déconseille aussi à ceux qui sont en train de manger).

Au premier abord, tout n'est qu'ordre et beauté; luxe, calme et volupté. Tu parles Charles ...




Chaque chambre a son coin réservé dans le placard

Frigo, congélo, télé, micros-ondes, four, bouilloire electrique, plaques à induction, clim et tout et tout, ça rigole pas. Sauf que quand on regarde de plus près, on rigole finalement, parce que comme le dit l'adage, "mieux vaut en rire que d'en pleurer".

Je ne sais par où commencer tellement il y a à dire ... Commençons par l'entrée tiens. Vous allez voir, c'est marrant.



Donc point numéro deux, quand une japonaise renverse sa bouffe par terre (et/ou sur la porte), elle fera comme si de rien n'était et passera son chemin, en prenant soin bien entendu d'éviter la pile de cartons laissée en plan par notre amie artiste de la chambre 521 qui aime aussi laisser ses maquettes et son parapluie mouillé dans le couloir.

En passant, admirez les tables. Vous savez, les endroits où on est sensé manger les bons petits plats qu'on a préparé avec amour. Sauf que là, cadeau Bonux©, on mange aussi les restes des autres.


Admirez les tâches de gras entourées en rouge

Point numéro trois, les japonaises ne lavent pas la table après l'avoir utilisée, même si elles en ont foutu partout. Passons maintenant côté four.


Oh le beau plan de travail !


Vous reprendrez bien un peu de cramé

Et encore là vous avez du bol, en général sur le plan de travail à côté du four traine un pichet de thé qui infuse toute la nuit (il y a toujours pendant ce laps de temps quelques moucherons et poussières diverses en suspension dans l'air qui vont s'y noyer). Bref nous voici au point numéro quatre : c'est trop dur pour une japonaise de surveiller son fromage ou ses mochis quand elle les met au four, donc elle laisse tout cramer et ne nettoie pas, c'est plus sympa d'avoir un gout de cramé.

Puisqu'on parle de plan de travail, regardons un peu comment ça se passe de ce côté là ...



Point numéro cinq, les japonaises laissent leur vaisselle en plan partout, même sur les plaques de cuisson. Ai-je besoin de préciser l'état de propreté de tout ça ? A titre d'exemple une fille avait lavé une salade et avait eu la malchance de tomber sur un ver. Résultat on a eu un ver qui s'est desseché sur un bout de feuille de salade à côté d'un évier pendant une semaine, surement le temps que la pauvre femme de ménage passe dans le coin ...

Mais bon, malgré tout ça, vous ne vous êtes pas découragé, vous avez cuisiné un bon petit plat et avez réussi à trouver un petit bout de table pas trop gras pour manger. Félicitations ! Il est temps de faire la vaisselle maintenant. Allez, jouons au jeu des 7 erreurs !

Début novembre

Aujourd'hui

Saurez vous retrouver l'élément commun à ces deux images ? Points numéros six et sept : une japonaise ne fait pas la vaisselle tout de suite, ou si elle la fait, elle laisse sa vaisselle secher des jours durant. De plus, quand elle salope tout l'évier avec ses déchets, elle les laisse en plan, ce qui provoque souvent des bouchages. Bien sûr la japonaise qui a un minimum le sens de l'hygiène et qui va laver sa vaisselle de suite ne va pas déboucher l'évier et laisser le niveau de l'eau monter de plusieurs centimètres.

Tiens d'ailleurs en parlant de déchets ...




Point numéro huit : plutôt que de faire secher les briques pendant qu'elle mange, de les découper de suite et de les jeter dans la poubelle ad hoc, la japonaise va préférer les laisser sécher au bord de la fenetre pendant des semaines, bloquant ainsi une des rares sources d'aération de la pièce. Bien entendu, c'est à la fille dont c'est le tour de jeter les briques ce mois ci de faire bobonne et de jeter les briques des autres.

Point numéro neuf : les japonaises ne sont pas foutues de jeter proprement leurs ordures et en foutent autant à côté que dedans.

Enfin, point numéro dix : la japonaise chargée de sortir les poubelles de plastiques a oublié que c'était mardi qu'il fallait les descendre, donc plutôt que de se dépecher de rattraper son erreur, elle va tout laisser s'accumuler pendant une semaine supplémentaire.


La prochaine fois nous parlerons des japonaises qui font la cuisine en piquant le matériel des autres et en le replacant dans le placard sans l'avoir lavé. Ou bien nous parlerons des filles qui viennent faire leur vaisselle à 3h du matin à grand renfort de vaisselle qui tombe. A moins que nous évoquions les filles qui oublient de remettre un sac poubelle et les autres filles qui, encore plus intelligentes, remplissent la poubelle de dechets organiques sans se soucier de l'absence de sac. En tout cas il y a de quoi faire ...

dimanche 13 janvier 2008

Yamayaki

La veille du seijin no hi (jour du passage à la majorité) a lieu le yamayaki (montagne qui brule) à Nara. Après un feu d'artifice, les moines des temples du coin, déguisés en guerriers, vont mettre le feu à la montagne Wakakusa. Les raisons de ce rituel vieux de centaines d'années restent floues. Certains parlent d'une bataille entre deux temples de la ville, d'autres d'une simple raison agricole (pour éradiquer les maladies et faciliter la repousse au printemps).

Nous avons donc eu droit à une rareté en hiver, un court feu d'artifice de 5 mns environ. Si j'avais su qu'il serait aussi court j'aurais pris l'intégralité en vidéo. Mais contrairement à la quantité, la qualité était grande, donc je ne vais pas me plaindre (même s'il était court il enterre tous les feux d'artifice que j'aie pu voir en France). Vous pouvez entendre entre deux explosions les cris de la foule ébahie.



Et donc après c'est au tour de la montagne de nous offrir un spectacle. Normalement ça devait ressembler à ça (enfin sans les feux d'artifice vu que ça avait pas encore commencé à cramer)


Classe !

Mais moi mes photos ressemblent plutot à ça :


Pas classe !

Alors déja mon appareil est nul pour prendre les photos de nuit. Et surtout, vu qu'on a eu droit au déluge les deux jours précédant l'événement, l'herbe était trempée donc quand ça brulait ça faisait plein de fumée et on voyait pas grand chose (ce qui explique peut etre aussi pourquoi on a pas eu la montagne enflammée et les feux d'artifice en même temps, soit c'est un montage photo, soit l'herbe a mis trois plombes à prendre feu)

Bref le spectacle a perdu de sa superbe et c'était bien dommage ... Heureusement il y a les yatai, les stands de bouffe que j'affectionne tant. J'ai donc pu manger pour la première fois de ma vie un ikayaki (seche grillée). Normalement c'est la seche entière (sans les tentacules en général) qu'on mange, c'est ce qu'on peut apercevoir sur la vidéo. Mais Midori m'a dit qu'on en foutait partout en mangeant du coup on s'est contentées des tentacules qu'ils vendaient à part.




Tentacules grillés avec une sauce légérement piquante, miam !

On a aussi mangé des takoyaki et un hashiyaki (sorte de crepe fourrée de divers ingrédients et enroulée sur des baguettes). Et on a fini par des ichigo ame (fraises d'amour) au lait (y'avait pas de banana choco, c'est pas juste !). A noter que j'ai été très agréablement surprise par le gout des fraises. La plupart des fruits et légumes japonais ont beaucoup moins de gout qu'en France, donc je m'attendais vraiment à ce qu'une fraise japonaise, en hiver de surcroit, n'ait aucun gout. Mais en fait elles étaient délicieuses, bien meilleures que la plupart de celles qu'on trouve en été en France (faut dire c'est pas dur ...).


Moi posant avec mon sourire béat et mes ichigo ame au lait

samedi 12 janvier 2008

Déclinaisons

Au Japon, ils adorent les produits de saison. Ils adorent aussi les offres limitées qui proposent des déclinaisons sur la nourriture et les boissons. Par exemple dans mon petit super marché, ils font des korokke (croquettes) pas chères et super bonnes. En dehors des korokke de base (viande de boeuf et pommes de terre, pomme de terre, légumes) on a droit à des korokke de saison. En automne on avait donc droit aux délicieuses korokke à la chataigne, et à celles au potiron (qu'on trouve encore en hiver). Dernièrement ma korokke chérie à la chataigne avait disparu et j'en étais bien attristée. Heureusement aujourd'hui j'ai découvert sa remplacante pour la saison hivernale, et finalement je suis bien contente de la disparition de celle à la chataigne car sa remplacante n'est autre que la reine des korokke selon moi, j'ai nommé la korokke à la crème de crabe.


Devinez le parfum de celle présente en deux exemplaires

Autre produit déclinable et très consommé par les japonais, le thé. Bon niveau thé vert on peut pas trop faire de déclinaisons, le gout est trop fort pour ça. Par contre pour le thé rouge (le thé qu'on boit en occident) il y a plein de déclinaisons. Ne serait ce que chez Lipton, en plus de celles que vous trouvez ci dessous (et qui ne sont pas les plus originales) on trouve aussi du thé au litchi, à la mangue, ou à la framboise et au miel. Chez les concurrents on trouve aussi du thé au raisin ou à la poire.


Un truc que j'adore ici ce sont les Apollo, ces petits chocolats à la fraise en forme de navette spatiale du même nom.



Menthe, pomme, melon


Chataigne, clémentine, thé vert

Là aussi plein de déclinaisons temporaires qui ont l'air bien sympas (et que l'on ne trouve visiblement que dans certaines régions), mais ce n'est rien en comparaison de ce qu'ils ont sorti pour cet hiver.


Au bon lait de Hokkaido

Chocolat blanc et myrtille. Et croyez moi, c'est vachement réussi. A noter que les japonais aiment savoir de quelle région viennent les produits, il est donc précisé que le lait vient de Hokkaido, région au nord du Japon réputée pour son lait (ça tombe bien). En tout cas je vais me depecher de me faire un stock de ceux là parce qu'ils transcendent ceux à la fraise auxquels je suis déja bien accro.

Mais je pense que les déclinaisons les plus nombreuses et les plus délirantes se trouvent chez les gateaux enrobés de chocolat. Il y a d'abbord les Pocky (Mikado en France) qui proposent tout un tas de parfums limités dans le temps, mais je crois que les parfums les plus originaux et étranges se trouvent chez Kit Kat.


Thé vert, pomme, fraise et ... fleurs de cerisier

Tout à l'heure en faisant mes courses je suis tombée sur ça. Et surtout sur le nouveau produit de saison (avec quelques mois d'avance quand même), le Kit Kat au sakura (fleur de cerisier). Alors autant le Kit Kat à la pomme et celui à la fraise sont réussis, autant celui au thé vert l'est moins, on ne sent pas du tout le thé vert ce qui est quand même génant ...

Et il y a eu plein de parfums limités, parmi lesquels : ananas, banane, chocolat blanc, vanille, kiwi, orange, framboise, raisin, melon, mais aussi parfait aux fruits et haricot rouge. Pour halloween ils en ont sorti un à la citrouille, et cet automne on a eu droit à un Kit Kat à la chataigne. J'aurais bien voulu tester celui à la citrouille, même si mes papilles ont des doutes.


Du melon, mais attention, le lait vient de ... Hokkaido


A votre avis, d'où vient le lait de ce modèle au haricot rouge ?


Le fameux (ou pas) Kit Kat à la citrouille dont le lait n'est pas de Hokkaido (en tout cas c'est pas précisé)

Et celui au sakura me direz vous. Et bien ça se mange, ça a un gout agréable bien qu'un peu écoeurant si on en mange trop je pense. Le problème c'est que je n'ai pas la moindre idée du gout que peuvent avoir les fleurs de sakura. Promis, dès qu'ils fleurissent je gouterai une fleur et je vous dirai si c'est ressemblant ou pas.

vendredi 11 janvier 2008

Recyclage

Aujourd'hui je devais faire des photos de la fac, en plus hier le temps était magnifique, donc j'étais super motivée. Sauf qu'aujourd'hui c'est le déluge alors pour faire des photos c'est un peu raté ... Remarquez ça doit bien être la quatrième fois que je me fais pièger par la pluie (et ici quand il pleut, il pleut !). La prochaine fois je planifie rien histoire de prendre par surprise cette saleté de météo qui a l'air de me detester. Et c'est réciproque. C'est vrai quoi, qu'est ce que c'est que ce temps super doux ? Comment je vais avoir mes paysages sous la neige avec des températures pareilles ? Parait même qu'il y a déja des pruniers en fleurs, y'a vraiment plus de saisons ma bonne dame ...

Tout ça pour dire que du coup j'ai pas grand chose de neuf à montrer, donc pour la peine je recycle des photos faites à Naramachi par un beau jeudi après midi de novembre (mais pourquoi je me souviens du jour et pas de mes cours hein ?).

J'avais déja parlé des migawari-zaru, ces singes "porte-bonheur" (ou remplace malheur) que l'on trouve surtout à Naramachi, et bien j'ai trouvé dans ce quartier deux temples où ils sont ... nombreux.


Le premier ...


... avec ses grappes de migawari-zaru


Et le deuxième, avec en prime un pousse-pousse


"Hey les gars, j'crois qu'j'ai une prise !"


Continuons dans le registre de la religion (enfin je dirais plutôt de la superstition) avec deux mayoke accrochés sur les portes des maisons pour protéger les occupants (de quoi, je n'en ai pas la moindre idée, mais surement de la maladie ou ce genre de choses).



Oui c'est bien une tête de poisson grillé plantée sur une branche de houx

Les japonais adorent prendre des bains (je reviendrai sur cette habitude bientôt) et il existe donc beaucoup d'etablissements de bains publics surtout fréquentés par des personnes agées. C'est un paradoxe qui m'a toujours étonnée. Autant les japonais ont beaucoup de mal avec le contact physique (les jeunes couples se tiennent à peine par la main, les parents ont peu de gestes affectueux envers leurs enfants, ...) par contre ils ne vont avoir aucun mal à se promener nus devant leurs congénères dans les bains publics ou les onsen (sources d'eau chaude). Je précise qu'en général ces lieux ne sont pas mixtes, mais quand même, personnellement j'ai beaucoup de mal à me balader à poil, même devant des femmes.


Au bout d'une ruelle on aperçoit la cheminée d'un bain public, reconnaissable à son logo rouge symbolisant un bain chaud


A gauche l'entrée pour hommes, à droite celle des femmes

Et pour finir, une vue de la pagode du Kofuku-ji lorsqu'on sort de Naramachi pour retourner vers la civilisation.


Spéciale dédicace à mon grand père qui bossait chez Nestlé

Bon j'espère que la météo a raison et que la pluie va vraiment s'arrêter pour dimanche sinon ... (non je ne dirai rien, pas même sous la torture)

mercredi 9 janvier 2008

La science du cartable

A peine l'année commencée que les commercants préparent déja les deux prochaines grosses opérations commerciales : la saint valentin et la rentrée des classes.

Il faut savoir qu'au Japon la rentrée se fait en avril. Ils font donc mieux que nous qui déballons les fournitures de rentrée à peine les grandes vacances commencées : ici les vacances n'ont pas encore commencées et on nous matraque déja de pubs sur l'outil indispensable à tout bon écolier qui se respecte, j'ai nommé le cartable.

Ici, pas le choix pour le cartable, tout le monde a le même (à quelques détails près, mais nous verrons ça plus tard). Mais attention, ça ne rigole pas, c'est un sujet très sérieux. L'écolier japonais gardera le même cartable pendant les 6 ans qu'il passera en école primaire, donc il lui faut du costaud.

Dans cette pub, le modèle du cartable est appelé "les ailes de l'ange", sauf qu'avec le poids des bouquins il risque pas de s'envoler le gamin, mais ça c'est un autre problème. La pub vante donc les mérites de ce cartable en mettant en avant le fait qu'il ait des bretelles et un dos rembourrés, ce qui le fait correspondre parfaitement à la forme du dos, du coup c'est facile de bouger avec (quand je vois les petits de 6 ans qui sont presque aussi hauts que leur cartable j'ai des doutes quant à leur facilité de se mouvoir mais passons).

Curieuse, je suis allée voir le site mentionné dans la pub histoire de voir combien coute cette petite merveille. Et là j'ai découvert que les cartables c'est comme les voitures, il y a le modèle de base, et après il y a les supers options qui changent la vie. Déja on nous vante les mérites des équipements de base à grand renfort d'explications très sérieuses.


Avec "les ailes de l'ange" le poids est mieux réparti


Un meilleur confort pour le dos de votre enfant


Les bretelles rembourrées assurent un meilleur maintient

En gros le modèle de base propose des bretelles ajustables (encore heureux !) et des bandes reflechissantes et coute 23000 yens (150 euros environ). Mais ça peut grimper jusque 58000 yens (350 euros) !


Le modèle de luxe avec le listing de ses supers options

A ce prix là vous avez droit à un mousqueton, un système de cadenas, un rembourrage à l'intérieur pour que les livres aient eux aussi droit au confort et quelques autres options tout aussi utiles. Vous avez aussi la possibilité d'avoir un cartable griffé avec des personnages populaires chez les enfants, comme par exemple Hello Kitty. Forcément la marque se paye, donc il vous faudra débourser 45500 yens (dans les 300 euros) pour avoir un discret logo gravé dans le cuir et quelques options supplémentaires par rapport au modèle de base histoire de justifier le prix.


Discret de l'extérieur pour ne pas se faire remarquer

Mais alors attention, il y a deux supers options de base sur tous les cartables ! Déja on peut faire graver le nom de l'enfant gratuitement (ce qui n'est pas inutile vu que tous les cartables se ressemblent).


On peut même choisir la couleur !

Et attention, deuxième super option, l'imperméabilité ! (ben encore heureux à ce prix là ...)


On nous explique même comment ça marche ...

Ceci dit je m'attendais à plus cher en voyant la pub étant donné que j'ai déja vu un cartable à 80000 yens (500 euros). A ce prix là j'aimerais bien savoir ce qu'il propose de plus. Chauffage intégré ? GPS ?