Kyôto la nocturne
Par Izouvou, vendredi 18 avril 2008 à 02:50 :: Japon :: #73 :: rss
Alors évidemment il suffit que je dise qu'un temps quasi estival s'est installé sur le Japon pour qu'on se récolte aussitôt une pluie diluvienne digne de la saison des pluies ... Je crois que le dieu de la météo a vraiment une dent contre moi.
En attendant le retour des beaux jours, retournons au mois de février et à Kyôto (difficile de se dire qu'il y a moins de deux mois il faisait aussi froid alors que j'entends déja les grillons chanter). Retournons exactement au 21 février 2008, jour du marché au temple de Tôji.
Le temple est situé la station avant le terminus de la gare de Kyôto, sur le plan ça n'a pas l'air loin, allons y à pied ! Forcément tout le monde a déja compris que c'était une très mauvaise idée, mais elle ne venait pas de moi, je voulais prendre le train ! (il faisait froid et j'avais la crève, je le rappelle). Il faut savoir que la gare de Kyôto est très chiante à contourner et qu'au lieu de simplement longer les bâtiments, on est obligé de suivre la route qui s'en éloigne beaucoup. Bon le pire c'est que la dernière fois que je suis allée voir les sakura je m'étais planté de sortie et comme une couillonne je me suis dit "bah je vais faire le tour de la gare". Je crois que là j'ai VRAIMENT compris qu'il ne faut jamais faire ça.
Bref, revenons au temple de Tôji, là où tous les 21 du mois se tient un marché en l'honneur d'un célèbre moine bouddhiste. Rien de plus à dire, j'aime bien l'ambiance de ce marché où se côtoient antiquités, nourriture (forcément), objets neufs, kimonos d'occasion et personnes venues prier au milieu de la foule.


Une aigrette qui ne semble pas perturbée par le brouhaha ambiant



Prière dans le sanctuaire du temple



Magie de l'ellipse narrative, il fait maintenant nuit à Kyôto. Si vous voulez tout savoir on a fait un tour dans un Book Off (librairie d'occasion pas chère) et on a du aller à la poste direct pour envoyer 30 kg de mangas d'occaz par bâteau, et ramener quelques autres kilos à l'hôtel. On arrive donc vers le quartier de Gion alors que la nuit s'apprête à tomber, et comme Gion c'est mieux de nuit, on attend qu'il fasse nuit justement.
Gion c'est ce quartier ultra célèbre de Kyôto, là où il y a de vieilles baraques en bois et où on peut parfois croiser des geisha. De jour je trouve le quartier un peu tristouille, je préfère l'ambiance de nuit plus calme (les touristes sont partis) et plus chaleureuse avec la lumière des lampions. En parlant de geisha, il s'avère qu'on en a croisé ce soir là, un wagon plein même.

Sous les ponts on cache la misère

Guirlandes de grues en origami


Parce qu'il n'y a pas que des baraques à Gion ...




On se baladait tranquillement quand on a aperçu devant un restaurant un attroupement, principalement des étrangers (dont une française insupportable). Un taxi vient fendre la foule, et sous les flashes on voit sortir quelques geishadu restaurant. La française les mitraille dans tous les sens, se tient à quelques centimètres de leur visage, leur met bien son flash dans les yeux, ... Elles, elles restent impassibles, essayant de rentrer le plus rapidement possible dans le taxi, mais on sent quand même une légère lassitude d'être prises pour des bêtes de foire alors qu'elles aimeraient juste faire leur boulot tranquilles.
Parce que le problème, c'est qu'à Kyôto il y a plein de fausses geisha qui se baladent. Plusieurs boutiques proposent d'habiller et de maquiller les jeunes filles en geisha et ces jeunes filles vont ensuite se pavaner dans les coins touristiques de Kyôto pour se faire prendre en photo par les touristes, posant en souriant devant les monuments. Sauf qu'une geisha n'est pas un mannequin et a encore moins le temps de faire du tourisme. La formation de geisha est très longue et très contraignante et c'est vraiment un boulot difficile.
Donc à longueur de journée les touristes ont vu ces japonaises déguisées et les mitraillent en pensant que ce sont des vraies, et le soir venu, quand ils en croisent des vraies (sans le savoir), ils pensent qu'elles seront ravies de poser pour eux. Je sais pas moi, c'est comme si vous croisiez une meneuse de revue dans la rue et que vous vous attendiez à ce qu'elle sorte ses plumes pour poser pour vous devant la tour Eiffel.
Laissons de côté les geisha et Gion pour aller au sanctuaire de Yasaka, celui qu'on appelle le protecteur de Gion, pour prendre quelques photos nocturnes.









*** BONUS ***
La réponse au jeu mystère du chateau de Nijô.

Commentaires
1. Le mercredi 23 juillet 2008 à 13:23, par JosephAbby
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