Parmi les 3 grands festivals de Kyôto, il y a le Aoi Matsuri qui se déroule le 15 mai de chaque année. Heureusement que la princesse Chujo n'est pas morte un jour plus tard sinon j'aurais eu bien du mal à choisir.

Les origines du Aoi Matsuri remontent au 6ème siècle, période de mauvaises récoltes dues à de nombreuses tempêtes. L'empereur Kimmei demanda donc à ce que les dieux soient interrogés et il appris que leur colère était dûe au peu de ferveur religieuse des japonais à leur égard. Pour les calmer, l'empereur envoya un messager accompagné d'un cortège aux sanctuaires situés en amont et en aval de la rivière Kamogawa (qui peut se lire "la rivière du canard"), respectivement les sanctuaires Kamigamo et Shimogamo.

Depuis, le festival a lieu tous les ans. Le cortège est composé de quelques 500 figurants, dont le fameux messager et la princesse impériale. Pour l'anecdote, la figurante jouant ce rôle est choisie parmi les femmes non mariées de Kyôto et doit porter la tenue traditionnelle qui consiste en un kimono de 12 épaisseurs et qui pèse dans les 30 kilos. Le festival doit son nom aux fleurs (ou juste les feuilles) que portent les figurants et les boeufs, les aoi (roses trémières).

Le défilé part du palais impérial pour arriver au premier sanctuaire, le Shimogamo. Après quelques prières et une pause bien méritée pour les participants, le cortège repart en direction du sanctuaire Kamigamo.

Pour ma part j'avais décidé de me rendre assez tôt au Shimogamo pour avoir le temps de repérer les lieux, de me trouver une bonne place pour l'arrivée du cortège à 11h40 et d'avoir une chance de voir les prières. A 10h je suis donc en gare de Kyôto, il me reste 1h40 pour arriver sur place, ça devrait le faire. Bon je crois que tout le monde a compris depuis le temps, je crois que Kyôto est vraiment la ville où je me paume le plus au monde. Je descends à une station de métro non loin de la rivière, sauf qu'une fois dehors, pas un seul plan n'indique où est cette foutue rivière.

A force de tourner en rond je prends un bus m'amenant non loin du sanctuaire et arrive sur place à 12h (no comment). Le cortège a commencé à arriver au sanctuaire, mais je me retrouve en toute fin de parcours, là où les figurants sont déja en pause, descendus de cheval, ... J'apprends au même moment que la cérémonie du sanctuaire n'est pas accessible, il ne me reste donc plus qu'à aller me poster dans l'avenue pour attendre le départ du défilé prévu à 14h30.


C'est la pause, le père de Maya l'abeille en profite pour passer un coup de fil


Dures dures les manoeuvres dans les bois


On prend les mêmes 2h plus tard et on recommence




Le père de Maya est plus assidu cette fois



















La princesse au gros poids











Au final je suis un peu déçue du festival qui est très court, les figurants mettant à peine 30 minutes pour tous passer. Ce qui m'intéressait le plus était tout le cérémonial au sanctuaire auquel je n'ai pu assister. En plus je me suis aperçue qu'il y avait eu des événements les jours précédents, notamment du yabusame, tir à l'arc traditionnel à dos de cheval, chose que je n'ai jamais réussi à voir. Et evidemment j'ai mis 3 plombes à retourner à la gare parce que les bus étant le seul moyen de transports en commun dans le coin et le traffic étant plus ou moins paralysé, j'ai bien galérer pour rentrer.

*** BONUS ***


Qui dit chevaux et boeufs dit caca sur la route. Deux groupes de figurants sont donc chargés de nettoyer les dégats le plus vite possible, sous l'oeil amusé des spectateurs et des autres figurants qui sont quand même de beaux salauds de se moquer ainsi de leurs petits camarades.